Voy. en général
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urbain en son nom, mais, par quatre fois, semble-t-il, sans qu'on puisse d'ailleurs bien préciser les causes exactes de l'action publique, qui ne pouvaient guère être que les luttes de classes empêchant toute administration autonome, le roi de France supprime cette dernière et son agent extraordinaire « tient Testât de l'eschievinage de par le roy ^ >. On ne voit que trop facilement l'importance fondamentale et les conséquences énormes de ces transformations qui, sur le moment, substituaient d'mie façon complète le pouvoir extérieur au gouvernement local et qui. pour l'avenir, ne pouvaient pas être sans modifier à la longue la réglementation elle-même et d'une façon très naturelle : c'est en effet de ces années que doit dater l'attribution expresse à l'autorité publique des droits de concession à la commune de la perception des ressources extraordinaires et de vérification de ses comptes ^. Enfin, au dehors, on ne saurait oublier le rattachement de Douai au bailliage d'Amiens, qui est le début de l'insertion de la ville dans des circonscriptions territoriales plus considérables et relevant ainsi plus directement de la couronne ^. Cette période de troubles se termina en 1311 par l'établissement d'une nouvelle constitution, qui évidemment encore fut imposée à la ville par le roi, et continua aussi, avant tout, à réduire d'un degré considérable les droits financiers des échevins *. En somme, le prince avait manifesté son pouvoir ordinaire, de modifier constitutionnellement l'organisme de la cité, de disposer économiquement de ses finances et administrativement de la lier davantage à lui, comme son pouvoir extraordinaire de supprimer le gouvernement. Toutes ces mesures étaient nouvelles, toutes aussi avaient une tendance plus ou moins expresse à « extérioriser » la commune, au profit du pouvoir central, c'est-à-dire à lui faire perdre sa raison d'être ; spécialement enfin, on s'en rend compte, dans ces