Voj'. plus loin § 8, 1°^, et cf. Finances
changements, l'influence française paraît bien avoir été prédominante : à l'exemple de ses prédécesseurs, le comte ratifiait plutôt, mais le roi vraiment ordonnait.
Sur la base des modifications accomplies, se déroule enfin une dernière période correspondant aux dominations française, puis bourguignonne. En réalité, l'autorité publique n'acquiert plus de droits, elle se contente de remettre en vigueur ceux qu'elle possédait avant les guerres ou d'utiliser ceux qu'elle a obtenus pendant leur durée. Il suffisait que l'application de ces prérogatives par leur détenant et leur reconnaissance par la ville persistent de côté et d'autre dans des conditions convenables entre les partis. Dans l'ensemble, en effet, leurs relations sont satisfaisantes. La conduite de la puissance souveraine est un mélange de bienveillance et de fermeté. Personnellement, jamais elle ne viole les privilèges de la cité^ et elle les fait respecter toujours à l'extrême^; car, aussi souvent qu'elle a à intervenir entre la communauté et non seulement des pouvoirs féodaux quelconques, mais ses propres représentants, pour des différends divers, bien qu'en général relatifs à des empiétements de juridiction ^, elle apporte dans le jugement de ces débats le plus grand esprit d'impartialité et de conciliation ; et quoiqu'il soit assez naturel qu'elle soutienne l'élément bourgeois contre le milieu féodal ^, sinon religieux ^, il l'est peut-être moins qu'elle lui donne raison au détriment de ses officiers : cependant elle n'hésite pas à le faire, leur spécifiant toujours de s'incliner
1 Voy. les confirmations de privilèges à cette époque, citées ci-dessvis 94, n. 3.
2. Voy. P.J. 1159 et, pour le jugement par les échevins des agents publics ayant commis un délit en dehors de leurs fonctions, P.J. 1097.