Voy. ci-dessns 100, n
les devoirs de chaque parti ne semblent jamais s'être équilibrés plus heureusement ^.
Les dominations française, puis bourguignonne, ne présentent aucune différence sensible : le passage de Fune à l'autre se fit sans difficulté et sans transition, pour ainsi dire. Si les rois de France furent les auteurs directs de la révolution extérieure et intérieure qui mit fin à une autonomie urbaine peut-être exagérée, à en juger par ses résultats, s'ils inaugurèrent une politique vraiment centralisatrice, il n'y a aucun doute que les ducs de Bourgogne reprirent leurs traditions et les maintinrent en somme avec succès ^. Leur politique témoigne dans l'ensemble d'une véritable largeur de vues, tout à la fois d'un esprit élevé d'impartialité et d'un sens réel de l'autorité : s'ils ont le respect absolu des droits constitutionnels de la ville ^. s'ils départagent avec une parfaite sagesse les différends d'ordre surtout judiciaire * entre le Magistrat et leurs officiers ^, ils imposent aussi la parfaite observation des prérogatives publiques. A l'égard de la justice encore, en 1393^, les échevins, de concert même avec le bailli, ayant voulu personnellement « interiner » une lettre de grâce du duc, droit réservé au souverain bailli, le procureur ,de Philippe le Hardi les menace aussitôt de confiscation, par analogie avec l'affaire de l'époque française de 1338 : ils se soumettent (( humblement comme vrais et bons obeissans ». Mais c'est surtout dans les matières militaire ' et fiscale ^,