‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 114 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE

connexes par leur fin plus ou moins extérieure et dont l'importance à cette époque va toujours croissant, que le pouvoir demande une déférence complète et répétée, intrusion et soumission qui. par leur caractère et leur importance, ne peuvent guère favoriser l'autonomie urbaine ^. En somme, les ducs font assez bon marché de la forme pour le fond et quoique dans des conditions suffisamment libérales encore, ils ont déjà l'idée d'mie puissance territoriale ^.

Ainsi, après avoir laissé le pouvoir urbain s'émanciper de plus en plus, presque jusqu'à la dernière limite, et d'une façon périlleuse, non seulement pour l'existence du territoire public, mais pour la paix communale, un concours de circonstances diverses permet à la puissance souveraine de remettre la main sur lui et . en bouleversant à plusieurs reprises toutes les conditions de son existence, d'aller jusqu'à le supprimer presque complètement pour se substituer à son propice gouvernement ; puis, les droits de l'autorité relativement accrus, comme l'organisation administrative modifiée en sa faveur, le calme enfin revenu, il ne reste plus au pouvoir central qu'à maintenir sa suzeraineté par la stricte imposition et le respect continu de sa prééminence.

Dans ces relations des deux autorités, il faut donc distinguer la question de principe et celle de fait, comme aussi, historiquement, on doit séparer le xiii^ du xiv^ siècle. D'une part, la commune ne paraissant exister que par la pure volonté

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