‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 132 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE

considérés comme des justiciables ordinaires relevant de la juridiction locale urbaine ^. Cette dernière solution parut en général plus juste, même à la puissance publique, et, sous la domination bourguignonne, on semble avoir tranché définitivement la difficulté en ce sens -. Le principe contraire eut en effet donné à certains individus une sorte d'immunité assez périlleuse ^.

Le bailli fut et resta donc le représentant ordinaire et permanent de lautorité centrale quelle qu'elle fût. Mais peutêtre parce que son caractère d'agent résident ne lui donnait pas assez de force et aurait même eu une tendance à <( l'urbaniser », son influence, sinon son pouvoir, dut diminuer au profit de fonctionnaires, soit locaux, mais plus ou moins exceptionnels, temporaires et restreints, soit surtout extérieurs, permanents et généraux, qui les uns et les autres, et en particulier, les seconds lui étaient certainement supérieurs. Ces modifications amenèrent une double conséquence. Sous le rapport réel ou organique, ce fut la complication et l'enchevêtrement des administrations : alors qu'au xiii^ siècle le bailli existait seul, ensuite, deux juridictions lui furent superposées, développement qui entraîna entre ces divers éléments des empiétements assez naturels ; du côté administratif, ce fut l'accroissement de pouvoir de l'autorité souveraine : par cela même que les nouvelles circonscriptions étaient plus vastes, leurs titulaires dépassaient l'officier primitif ; sans disparaître, il se trouvait relégué au second plan, en même temps qu'au bc-

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