‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 148 sur 997 · Finances, 189-191, avec P.J. 90, sm-tout · texte numérisé non relu

Finances, 189-191, avec P.J. 90, sm-tout

4. Remarquer qu'en 1464 la ville finira par acheter la châtellenie (Brassart, 199), ce qu'elle ne pourra faire pour les autres seignem-ies.

5. Parfois, il est ^Tai, la commune finit par les acquérir : pom- le « tonliu del markiet >■, vendu au s.!!^ s. par le châtelain à des bourgeois, et cédé par eux en 1172 à l'abbaye d'Anehin (Finances, P.J. 3), qui, en 1212, le vend à

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Le pouvoir juridique de cet officier féodal fut également réduit au minimum possible : l'intéressé prétendait avoir conservé dans les « metes de sa vieille tour ^ » le droit de juridiction sur les bourgeois, peut-être en souvenir de ses antiques fonctions de justicier, mais les autorités, aussi bien publiques que communales, se refusaient toujours expressément à reconnaître ses prétentions 2. Du moment en effet que le domaine du châtelain se trouvait dans les limites du territoire communal, il ne pouvait, ainsi qu'il le reconnaît lui-même dans un « advœu », y avoir qu'une « justice de viscomte », autrement dit une justice foncière ^, dans ses rapports avec les membres de la communauté et non, une fois de plus, la prérogative de les juger *.

En dehors du châtelain, le gavenier et le seigneur de Saint-Albin ne firent chacun qu'une ahénation ^ et le prévôt même n'en accomplit aucune. Finalement, les quatre seigneurs avaient perdu le droit immatériel de justice, mais ils avaient pu conserver des droits plus matériels de fiscalité, contre toute attaque de la ville et à ses dépens. A cet égard, l'époque historique n'apporta guère de changement à la période immédiatement antérieure. Si les conséquences de la privation ou de l'acquisition du pouvoir juridique, en particulier

la commune, voy. P.J. 11 ; pour « le droiture sur les nefs amenans faissiel, rayme, fain et sel », loué par le châtelain à un boiu-geois encore et racheté par la commune dans la seconde moitié du xiv^ s., voy. Finances, 214 et n. 3 ; mais une partie des n menus tonlius », appartenant dès 1247 à un des vassaux du châtelain, passe à de riches bourgeois vers le siècle suivant (Brassart, Château, II, 769, 776 ss.). Voy. également, mais pour un bien situé en dehors de Douai, P.J. 26, et joindre enfin un exemple analogue concernant le gavenier (p. suivante, n. 5).

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