‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 149 sur 997 · P.J. 1270, § 18 fin ; joindre Finances, P.J · texte numérisé non relu

P.J. 1270, § 18 fin ; joindre Finances, P.J

4. Sur la décadence des châtelains, à Saint-Omer, voy. Giry, 97 ss. ; à Tournai, d'Herbomez, I, 185 ss.

ô. En 1274, vente par le gavenier de sa partie des « foraiges > à un < bom-gois » (Brassart, Preuves, n° 98) ; et en 1324, par le seigneur de Saint-Albin à la ville de ses « rentes... ou-Preit » Saint- Albin (Finances, 179-181 ; Brassart, II, 715 ; Arch. comm., DD 164).

leur résultat de caractère financier, sont connus, on voudrait maintenant préciser la portée efficace de ces succès ou de ces échecs proprement pécuniaires. Sans doute, il est à peine besoin de dire que la commune eut raison de profiter de la situation fiscale médiocre du châtelain pour restreindre à son avantage les droits que ce seigneur avait sur elle. Mais en fait, le maintien de l'attribution d'une partie de ces justitiœ à des possesseurs autres que la ville, devait rendre impossible pour cette dernière, malgré des acquisitions de détail, d'apporter à l'ensemble le moindre changement favorable à ses intérêts sans le consentement du reste des détenants, auxquels, par contre, toute modification aurait été nuisible et qui s'y refusaient naturellement. De phis, même sur le châtelain, ses conquêtes restaient très partielles ; enfin, elles se bornaient, en somme, à ces quelques victoires au détriment unique du vicomte. Dans l'ensemble, les progrès communaux lurent donc des plus modérés. Mais, par compensation, les droits que n'avait pu acquérir la ville durent bien tomber à un rapport pécuniaire, non pas tel évidemment que leurs possesseurs autres que le vicomte, pour lesquels ils ne formaient même qu'un produit accessoire, pussent les négliger entièrement — s'il en avait été ainsi, ils n'auraient pas tenu à les conserver — mais assez faible pour que, sans cesser non plus de se faire sentir aux imposés, ils n'en aient pas moins beaucoup perdu de leur poids primitif. Dans ces doubles conditions, si les représentants des imposés voulurent cependant s'affranchir de ces taxes, ce ne fut peut-être pas autant par des raisons proprement fiscales que politiquement en vue de ne rencontrer qu'aussi peu d'obstacles que possible à leur pouvoir et de devenir ainsi complètement maîtres dans leur domaine. En somme, pour apprécier le résultat général de ces faits, il convient de ne pas en exagérer la portée, pas plus en faveur qu'au détriment de la ville.

En dehors de l'autorité publico-féodale proprement dite, on ne rencontre guère dans le milieu même que des mentions, assez fréquentes, quoique très éparses, de « chevaliers « ou

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