‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 150 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE

« fraiis liom i-- », ou d' «escuiiers^ », habitant, ou «inoii, ayant des propriétés dans la ville ^. Tout d'abord, l'origine des résidants paraît être double : on naissait naturellement chevalier, mais il était possible de le devenir par ennoblissement. Rien n'empêchait un bourgeois de profiter de cette faculté et on en connaît en effet un exemple pour le xiv^ siècle, relatif à l'un des membres d'une des premières familles patriciennes de la ville *, sans que l'on sache, à vrai dire, les causes et les conditions exactes du changement accompli. Les charges militaires que cette transformation entraînait ne devaient probablement pas la rendre très fréquente. Quant à la condition même des chevaliers, elle nous est signalée par des indications de deux natures. Dune part, à titre personnel, ces personnages jouissaient dans la ville de droits qui étaient tout à fait exceptionnels, du port habituel des armes ^ et de l'exemption des assises ^. et surtout, sous le rapport réel, leurs biens étaient en principe, non des héritages urbains, mais des fiefs qui ne relevaient pas par conséquent du pouvoir communal, mais public, représenté par un délégué "^ . Inverse-

1. L'assimilation est certaine ; voy. GuiUiiOTmoz, L'origine de la noblesse, 360-363. On trouvera des mentions de <( frans hom » dans P.J. 148^, 300^^, ], 54439 et Finances, P.J. 262.

2. Pour les mentions de chevaliers et d'écuyers. voy. les n. suivantes.

3. C'est sans doute le cas du " sires de Le Braielle » et de la < dame de Biele Foriere, ■> tout à côté de Douai (P.J. 965 (son fils, 943) ; et 509-511), et certainement celui du « seigneiu" de Wa\Tin > déjà nommé 114, n. 6. — Des petits seigneurs du voisinage ou de la région sont nommés dans P.J. 34-35, 391, 533, 589, 662, 783 (?), 943 (?). 1041, 1046, 1106, 1327.

4. « Richars Pourchiaus, chevaliers » ( 1345 ; Brassart, Château, II, 637 ss.) : c'est de lui qu'il est question avant son entrée dans la chevalerie dans la P.J. 971 et comme « chevaliers > dans les P.J. 1195, 1266, 12S2, I', de son fils alors « escuiiers « dans la P.J. 1362 et de sa veuve dans la P.J. 1422. Vov. sur cette famille un chap. intéressant dans Brassart, II, 635 ss.

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