Finances, P.J. 89l
7. En principe, on le déduit de la règle mentionnée dans Finances, P.J. 26^ ; joindre ici même P.J. 42, § 2. En fait, en 1267, la comtesse Marguerite confirme « tel vendage ke me sires Jehans de AVasnes, che\'aliers, a fait à Thospital dou Saint -Esperit... desezelb. et demie de rente, ... el pooir de Douwai » (Brassart, Inventaire... des chartes... des hospices, n° 889; Tailliar, Recueil d'actes, n*^ 190) ; acte d'aillevirs exactement analogvie à celui que nous publions sous le n° 510. L'ensemble de cette dernière pièce et des deux autres, 509 et 511, est intéressant par leur réunion et par la transformation jurl'
ment; ils se servaient de la juridiction gracieuse échevinale ^ ; dans le droit collectif, parfois au moins, ils semblaient être assimilables aux bourgeois ^ et ils utilisaient également la justice arbitrale privée ^ et civile ^ de la communauté : c'est donc qu'ainsi qu'on le constate en fait, ils possédaient des propriétés urbaines pour lesquelles ils relevaient forcément du droit urbain ^. Economiquement, le bourgeois précédent qui, comme tel, affermait le forage des vins à la ville, devenu chevalier, n'en continua pas moins à le faire ^-'. En général, ce sont là des contrastes assez singuliers, en tout cas, c'est l'indice d'une situation mixte. La condition personnelle et l'état réel exceptionnels de ces chevaliers permettent de croire qu'ils dépendaient peut-être en principe et habituellement aussi de l'autorité non communale, mais si, pour des raisons quelconques d'ordre juridique ou économique, ils
dique qu'elles représentent avec lïntermédiaire du pouvoii- public, u Nostre borgois , qui remplace l'autorité centrale, ainsi que dans l'acte concernant J. de Wasnes, est-il le bailli ? c'est ce que, nous l'avons déjà remarqué, on ne saurait préciser.
1. P.J. 533 (plégerie), 589, 596, 794 (quittances) et joindi-e les documents d'ordi-e économique énumérés n. 7. — En outi-e, voy. à la fin du xiv^ s. des testaments échevinaux de « noble homme Amoury Poiu-chiel, escuiier » (1379, 6 octobre ; Arch. comm., FF 863) ; de « Robers d'Estornay, escuiiers , (1390, 18 sept. ; FF 865) ; de u Collai's, sires du Sauchoj', chevaliers » (1396, 20 avril. ; FF 867) ; de « Brongnart de Tortequesne, escuiier » (1396, 18 nov. ; ibid.) ; de « Godefrois de Sappegnies, chevaliers, sires des Planquez » (1398, 31 août ; ibid.J ; de >< Jehan Tortequesne, escuiier » (1400, 25 août ; FF 868), etc.