‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 16 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE

agent, le pouvoir public lui laissa sa demeure originaire et s'en fit construire une séparée. « Au dedens » de la première se trouvait une « prison ^ » et une « chapelle ^ » en dépendait. L'appartenance au « vicecomes » de la Vieille tour prouve à priori le rôle défensif et judiciaire de l'édifice. Peut-être même, en soi, en avait-il un économique et les murs du donjon pouvaient-ils abriter également l'officier domanial du comte, le « notaire », au moins à l'origine, et renfermer ses « spicaria » et ses « brevia )>, contenir ses greniers et ses comptes 3. Homme et choses, s'ils ne sont nommés également que plus tard, n'ont pu être que toujours indispensables à la vie matérielle de la forteresse, remontant donc aussi loin que le châtelain lui-même, et leur existence paraît être d'autant plus naturelle que des moulins * fonctionnaient sans doute dans le castrum. En second lieu, contigu à ce donjon ^, mais plutôt à l'intérieur de l'îlot, apparaît le monument dont la mention documentaire semble être la plus ancienne, en 1024^ : c'était une éghse qui, primitivement, devait s'appeler Notre-Dame, mais qui, vers le milieu du ix^ siècle, lorsque Arnulf le Vieux y fit apporter de Soissons le corps de saint Amé. prit, en devenant en même temps une collégiale, le nom

1. P.J. 8619, 1097, 11073, 12701,1384 début, 1455, 1544^9; joindre plus loin § 16, 22'.

2. Sa situation exacte est au reste inconnue, mais il est plus que probable qu'elle devait se trouver non dans la Vieille tour même, mais à côté. Elle existait dès le temps du châtelain Michel (1158-1190) (Brassart, Château, I, 111, et Preuves, n" 44). Dans ce document, de 1199, le fils du précédent châtelain confirme les legs faits par son père à la « capeUarie Veteris tuiTis ». En octobre 1273,1e châtelain en fonctions donne «un mui de... tiere...,pour faire une capelerie ke on desiervira en me mason à Douay en le Vies tour » (Brassart, Preuves, n° (56, p. 92).

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