‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 167 sur 997 · Finances · texte numérisé non relu

Finances

2. Recueil, n° 325 ; joindi'e très postérieiuement, au début du xv^ s., n" 382^, qui montre que l'autorisation du xiv<' s. fut donc d'abord supprimée, puis rétablie dans les conditions premières. Exenijjle d'admission dans P.J. 97811.

dans les charges municipales, profiter de la protection que donnaient les murs de la cité, s'enrichir par l'économie locale, mais ils entendaient se soustraire aux obligations judiciaires et financières de la communauté, être exempts des répressions éventuelles et des charges permanentes : ils auraient ainsi appartenu ou échappé au centre urbain, suivant qu'il leur aurait convenu ou non. Or, si, juridiquement, ils dépendaient bien de la « clergie », et, en admettant même qu'ils pussent appuyer leurs prétentions sur des concessions anciennes, quoique non municipales, ils n'étaient investis, aux yeux des chefs de la cité, d'aucun pouvoir d'essence divine. On doit donc reconnaître que directement leurs prétentions manquaient de tout droit et que la ville ne pouvait les laisser constituer une petite association dans la grande : la conduite toujours défiante, et même parfois hostile, qu'elle adopte à leur égard, paraît être bien légitime.

Vis-à-vis du clergé canonial, les causes et la forme de sa façon d'agir ne sont pas au fond différentes.

Des deux collégiales de Saint-Amé et de Saint-Pierre, on constate, pour une raison évidemment documentaire ^, que la première seule, bien qu'elle ne constituât pas l'église urbaine proprement dite, eut des rapports effectifs un peu fréquents avec l'association. Mais la situation juridique générale de l'une et de l'autre églises ne devait pas présenter de distinction. En effet, Saint-Amé prétendait que sous le rapport personnel, elle jouissait d'un privilège d'exemption qui rendait tous ses membres quels qu'ils soient, chapelains ou serviteurs, ses justiciables ^, et du côté réel, elle possédait une immunité, non seulement dans le cloître, mais également dans le cimetière, dans les maisons des chanoines et peut-être aussi dans toutes ses propriétés ^, à la fois situées au milieu de l'enceinte

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