ChampoUion-Figeac, Doc. histor., III
3. Les conditions d'acquisition par Saint-Pierre sont inconnues ; pour la vente, P.J. 313.
4. Recueil, nP^ 215-216. — Ce débat avait déjà été signalé par Guilmot, Essai... sur le ivède, 173-174.
et crailleurs avait peut-être trop fortement dévié du côté matériel de lexistence. et dont Tautre s'appuyait sur des prétentions nouvelles dues avant tout à son expansion économique.
La lutte était d'autant plus âpre qu'elle se trouvait portée sur un même terrain, mais s'il était très familier à l'un des adversaires, l'autre l'ignorait complètement. La même différence se constate toujours entre les deux côtés des représentants de l'Eglise. En principe, à titre juridique et même économique, lorsqu'ils se contentaient de rester eux-mêmes, tels qu'ils l'étaient au début, sans dépasser leur état originel, si en un mot. une « économie de besoin » leur suffisait, ils demeuraient et pouvaient presque vivre en dehors de l'association, mais s'ils avaient l'ambition d'un développement terrestre, la volonté de se mêler, sous ce point de vue. à la communauté et de réaliser une « économie de gain » et toujours dans les conditions d'exemption juridique et financière où s'écoulait leur vie ordinaire, ils se heurtaient forcément à l'association et la lutte ne pouvait que s'engager. En somme, chaque parti arriva à ses fins : la ville n'entama pas dans leur existence propre les privilèges du clergé, mais ce corps, dès qu'il sortit de sa vie fondamentale, n'échappa point aux devoirs de l'association.
2'^ Le clergé régulier.
Les rapports du clergé régulier et de la ville nous sont, pour des raisons documentaires, très brièvement connus, sauf pour la justice soit gracieuse, d'une façon assez générale, soit criminelle et civile, et uniquement alors au sujet des Templiers par un acte de 1292.
La juridiction testimoniale urbaine, qui, pour les prêtres séculiers, présentait déjà une certaine supériorité, en possédait une bien plus apparente encore à l'égard des ordres religieux. Evidemment celui du Temple ^. dans les très rares pièces
i. Voy. l'article de Brassart, Quelques notes tirée* des archives,,, du Temple de Douai et de VhôpUai Saint -Samson,