Voy. plus haut le § 5, 1", p
la série de ses conquêtes fiscales en s'attaquant au tonlieu^, par le rachat à l'abbaye voisine d'Auchin, de la part de ce droit que lui avaient vendu une trentaine d'années auparavant, on s'en souvient, deux des membres de la communauté. Enfin, à titre social, c'est en 1220 encore que collégiale de Saint- Amé et membres de la communauté se querellent. En général, la cité est maintenant assez forte pour vous loir établir dans tout le domaine auquel elle commande à tous égards, une loi unique.
Ainsi, cette époque nous offre déjà un nombre de renseignements suffisants et en même temps d'ordres très variés. La ville ne manque maintenant, semble-t-U, que d'une constitution écrite et de productions documentaires de son gouvernement concernant son état intérieur. En effet, il est assez curieux que jusqu'ici les représentants de l'association n'aient produit directement que des actes touchant aux relations extérieures du centre urbain et que la connaissance de son fonctionnement local ne soit possible qu'avec des pièces qui ne sont pas d'origine communale ou qui ne concernent pas tout à fait expressément l'association : même si elles émanent de cette dernière, et c'est le cas pour la juridiction gracieuse, seul élément que l'on puisse citer, elles ne la mettent pas davantage absolument en cause ; dans ces différentes circonstances, elle n'agit un peu que par répercussion. Cette absence de ce genre de documents urbains est sans doute moins l'indice d'une constitution restée primitive que le signe d'une administration demeurée à certains égards rudimentaire. - Bref, la dernière acquisition que doive faire la communauté
2. En effet, on pourrait même citer dès 1225 le ban publié dans la P.J. 24, mais outre son caractère unique, et son peu d'importance, il n'est connu que par des copies postérieures de plus de trois siècles et demi, de 1575 env. et tovijoiu's de valeiu' bien secondaire. Néanmoins, son authenticité ni même sa date n'ont pas de raisons d'être mises en doute, et dans ces conditions, c'est donc bien que, dès cette époque, l'autorité législative de la ville devait commencer à s'exercer, mais dans des conditions d'activité sans doute très restreintes, et en tout cas de conservation très médiocre, ce qui justifie bien ce que nous disons.