‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 219 sur 997 · Brassart, Listes mss. de V échevinage · texte numérisé non relu

Brassart, Listes mss. de V échevinage

5. L'acte y relatif est publié dans Brassart, Preuves, n° 112, et Funck- Brentano, 195, n. 1.

extraordinaires au simple bailli flamand. En fait, les deux délégués précédents rassemblèrent une « multitude de peuple » dans une église, évidemment pour lui faire connaître les intentions de Philippe le Bel. Le seigneur de Saint-Albin d'alors, par extraordinaire partisan du comte malgré son appartenance à la féodalité, injuria et frappa, sans cause particulière, un des plus grands patriciens d'alors, un Boine Broke. placé de plus sous la protection spéciale du roi. Arrêté par le bailli, il s'échappa et se réfugia auprès de Gui qui, bien entendu, refusa de le rendre. Et comme le roi manda au comte, non seulement de restituer le chevalier personnellement, mais aussi de l'obliger, lui et ses amis, à « asseurer le bourgeois et les siens ^ », c'est donc bien qu'il s'agissait d'un de ces cas où, ainsi que nous l'avons dit, la querelle individuelle devait se compliquer de guerres collectives, celles-ci pouvant finir, d'une manière plus ou moins sourde ou apparente, par embrasser la majeure partie de la cité. Puis inversement, vers ce même temps, le fils aîné de Gui de Dampierre. avec quelques domestiques, ne put obtenir à aucun prix des bourgeois l'autorisation d'entrer dans la ville, bien qu'ils y laissassent pénétrer les gens du roi -. Celui-ci enfin, en janvier et en février guccessivement. confirmait, on le sait, les privilèges communaux 2. Ainsi, les Français paraissaient maintenant dominer la ville, d'autant mieux qu'extérieurement, sur ces entrefaites, les préparatifs de la guerre avaient commencé et que les environs de Douai, même immédiats, étaient entourés de troupes roj^ales.

Mais il est probable qu'après les lettres de Philippe le Bel de février 1297, une véritable révolution se produisit pendant ce même mois. Si les circonstances nous en sont malheureu-

1. « Ceteruni, cum prcfatus Nicolaus, injviriam passus, et sui, ab codem milite et suis timendi caxisam habeant, ipsuni Nicolaum et s^ios ab amicis dieti militis assecurari absque more dispendio faciatis ». (Sur l'asseurement, voy. plus loin, § 14 ^'2^ début).

2. Voy. lettres de Gui à Pliilippe, d»^! ^ janvier 1297, ]). p. Kervyn de Lettenhove, Hist., II, 569.

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