‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 229 sur 997 · et · texte numérisé non relu

et

7. Comme exemple intéressant des troubles économiques amenés par 1er, transformations politiques et sociales de cette époque, joindre à la P.J. précédente le n° 846,

dire inconnu. Mais elles-mêmes sont déjà très significatives en soi, en nous laissant apprécier les dommages causés pendant l'absence de l'aristocratie et soupçonner les fureurs soulevées à leur vue au retour des victimes, et en montrant qu'en 1301, après la réapparition de la domination royale et du régime patricien et la rentrée des grands bourgeois, les ennemis de ces derniers détiennent toujours au moins ime partie de leur fortune : si, à ce moment, la situation demeure encore telle, on s'imagine aisément ce qu'elle avait été en 1298. En outre, on ne peut oublier, quelle que soit la valeur de ce témoignage, qu'il ne concerne pas des dommages proprement industriels ou commerciaux. A cet égard, sans oublier les pertes brutes, des manque à gagner incalculables ne purent que s'y ajouter, provenant de la cessation certaine plus ou moins complète du travail et du transit, et qu'il est trop facile de s'imaginer i. Cependant, après avoir atteint son apogée, le caractère révolutionnaire de cette période va, non pas disparaître ni même s'atténuer, mais exactement se transformer. En effet, les deux partis se retrouveront politiquement en présence, tous deux socialement sans doute plus ou moins ruinés, si bien que, presque malgré eux, ils devront laisser de côté leurs , réclamations ou leurs haines personnelles pour veiller et au besoin collaborer, même avec plus ou moins de défiance mutuelle et d'inutilité générale, au gouvernement urbain, et que, si les troubles continuent, ils paraissent perdre graduellement un caractère privé et prendre une nature surtout administrative. Malheureusement, on ne peut faire à ce sujet que de simples conjectures, car toute cette époque devient de plus en plus obscure : jusqu'ici, elle restait encore connue par des actes espacés, mais importants en eux-mêmes et éclaircissant toute une période ; maintenant, on ne possède

1. C'est sans doiite, non pas contre des patriciens qui avaient quitté Douai, mais contre des soldats royaiix qu'en 129S env. des plaintes furent adressées au comte sur les evcès commis en Flandre par « les gens le roy » au mépris de la trêve (celle de Saint-Bavon, du 9 cet. 1297) : « Item, il tiennent pris hommes, chevaus et autres choses de cheaus de Duay et naurée les ont en inessoinant leiu- propres biens » (Limburg-Stirum, Codex, 1, n° 85).

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