‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 23 sur 997 · Cf. Brassart, ChAteau, II, 662 et n · texte numérisé non relu

Cf. Brassart, ChAteau, II, 662 et n

2. « En la place ,à Deuvrieul » (Dutliillœul, Douai et Lille, 90 ; cf. 124 ; joindre P.J. 1544^'. Elle conserve actuellement ce nom de Petite place (Brassart, Châteav, II, 662 ; Lépreux, Les rues de Douai, 61).

3. Voy. un texte caractéristique au début de la P.J. 1308 et joindre pour 1250 env. la composition de « li escroetie », du quartier en somme, « de Deviœul », dans P.J. 189, V.

4. « In Duiello » (Diplômes de 1076, 1081 et même 1101) ; « in Duaculo » (fin du xi<^ s. ; Arch. départ., fonds de Saint-Amé, carton 2) ; « Radulfi de Duiolo » (1111 ; Brassart, Preuves, n» 24, p. 39) ; « Galtero et Bonevita de Duaculo » (1181 ; id., n» 101, p. 201) ; même forme nos 41^ p. 57.58 ; 102, p. 204 ; ici même P.J. 4, fin.

5. Voy. la fin du préambule du diplôme de Robert de 1076 : « Arnulfus senex etc. »

6. tt In Duiello, unam cambam etc. » « Li meulins à Deviœl » n'apparaît document airement qu'en 1250 env. (P.J. 270, II*) ; mais il n'y a guère de doute qu'il ne dut remonter comme ceux du castrum à l'origine de l'agglomération et à leiu" exemple aussi appartenir au pouvoir public (voy. § 31, B^V^j,

7. « Deviœl, Devyœl, De-sviœl, Deuwiœl « (P.J. 861*, i», 270, 11^ 834, 873, 908, 962, 1072, 1110, 1220); « Devietd, Deviœul, Devyœul -> (189% 746, 15443' ; Duthillœul, Douai et Lille, 90 et 124) ; « Deuwieul, Deuwiœul, Deuxwieul » (46i (document de 1232, mais copie de 1575), 602, 1308), et aussi « Duewieul » (866), etc.

8. Cette dernière forme ne paraît pas se rencontrer dans les documents de l'époque que nous étudions : à son sujet, voy. Brassart, Château, II, 662, 772, et Lépreux, Les rues, 61. Il y avait un hôpital de Douaivieux (Bra.ssart, Notes histor. sur les hôpitaux, 103). Par une dernière corruption, Douaivieux donne « Deuxvieux « (Lépreux, ihid.), peut-être en raison de l'existence de cette maison hospitalière.

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que le langage populaire, inconsciemment sans doute, n'en ait pas moins eu raison, que le nom que l'aspect extérieur primitif seul lui faisait donner à cette partie de la ville ait correspondu réellement à l'origine historique que nous avons supposée et admise et qu'il en soit par cela même une preuve indirecte. Mais, en conséquence, il ne semble pas être non plus douteux que ce qui s'appellera Duacuhnn se soit nommé primitivement Duacum ainsi que le castrum lui-même et n'ait pris le premier de ces noms que lorsque le Duacum réel exista et par opposition à lui.

L'origine chronologique vraie de Douayeul ^, nous l'avons dit, ne peut qu'être très antérieure à l'époque de son apparition documentaire, bien que, dautre part, elle suivit presque forcément la construction du rnstrum ; mais par rapport à cette dernière, on conjecture volontiers que l'intervalle a été très peu considérable. D'une façon générale, on s'en souvient, la forteresse, en dehors de l'espace réservé au pouvoir laïque ou ecclésiastique, avait peu ou point de place disponible : aussi, tout le développement se faisait-il forcément au dehors. Or, en principe, du point de vue persomiel, il est supposable que la population plus ou moins dépendante des autorités diverses du château fort, et qui d'ailleurs n'y pouvait peutêtre déjà pas résider tout entière, s'augmenta rapidement d'un élément plus hbre - ou hbre qu'attira la forteresse ou la route. Puis, du côté réel, les édifices pubhcs économiques jugés nécessaires à l'ahmentation des habitants du château fort, moulins ou brasseries, ne sauraient guère non plus lui être postérieurs. Dans ces conditions, Douayeul, après l'élévation de la forteresse, se forma sans doute lui-même presque aussitôt. En fait, les documents de la .seconde moitié du xi® siècle permettent de croire à son existence dès AmuK le Vieux

1. C'est la forme moderne courante et c'est celle que nous emploierons.

2. Les diplômes de 1076-1081 mentionnent, et précisément pom- le x^ s., l'existence d'hospites. A la rigueur, pour 1031-1051, voy. rasser\assement volontaire de 10 personnes à la collégiale (Brassart, Preuves, n° 2, et Duvivier, Actes, 182). Il est évident qu'il a existé bien d'autres donations analogues.

au moins. En efïet. comme à ce moment Duacum existait ou naissait, sans aucun cloute, et que Duaculmn certainement lui est antérieur ^, l'apparition de ce dernier élément a donc précédé encore l'époque du comte. En résumé, tout semble autoriser à admettre que la naissance de cette partie de l'agglomération peut et doit être placée dès le début du x^ siècle.

Si maintenant on compare le petit Douai au castrum. on voit facilement combien sa nature générale en diffère, qu'il s'agisse de sa formation ou de sa composition. Tout d'abord, tandis que la forteresse ne se trouvait sur aucune voie de passage, mais que bien plutôt le chemin d'Artois en Hainaut, en la longeant extérieurement, semblait l'éviter avec soin, à l'égard de Douayeul, sans le couper par le milieu, il le traversait cependant, y dessinant même une place. Evidemment était-ce le long comme autour de celle-ci, en d'autres termes de la route, que s'était constituée l'agglomération. Ce genre de développement n'avait pas été sans conséquences. Si le nouvel îlot renferme encore la marque distinetive de l'ancien, des édifices publics, ils sont à tous égards très différents des premiers : il ne s'agit plus simultanément de donjons, d'églises et aussi de moulins, mais seulement de ces derniers ou d'exploitations analogues ; leur but sans doute devenu unique n'est plus qu'exclusivement économique et en particulier alimentaire. En même temps, leur importance relative a bien diminué, car ils sont très loin de remplir Douayeul. Au contraire, la caractéristique essentielle de ce dernier, ce ne sont plus les monuments précédents, mais sa place centrale et pour un double motif : sous le rapport réel, en raison de sa triple position sur un chemin terrestre, voie de grande communication, sur une voie fluviale, à l'endroit même où commence la navigation, et au centre de la petite agglomération, elle pouvait servir de marché - et de port en même

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