‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 231 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

que la constitution de 1297 avait établis en vue de la surveillance de l'échevinage. En effet, en 1305 ^, quand le patriciat aura repris à son tour la direction de la ville, il s'empressera de condamner deux des membres du Magistrat précédent, le tisserand que Ton connaît et l'un de ses compagnons, à différentes peines surtout politiques, pour avoir favorisé ou autorisé des indélicatesses dans la gestion des deniers communaux : le collègue du tisserand semblait même s'entendre à cette intention avec Tune des commissions fiscales, en lui communiquant par avance des <( baux » d'adjudication ou de perception de recettes, et. d"un point de vue surtout privé, il faisait entrer des protégés dans les hôpitaux proprement urbains moyennant d'honnêtes arrangements. Comme conséquences administratives de ces agissements particuliers, les finances de la ville, déjà fort mauvaises avant la guerre, durent péricliter encore davantage.

Ce trouble extrême de la situation intérieure générale n'apparaît que trop suffisamment dans la décision énergique que finit par prendre le pouvoir royal, la ville ne pouvant sans doute demeurer indéfiniment dans cet état de désorganisation : un mois avant la fin légale du Magistrat, en février 1301. Philippe le Bel supprime ce dernier pour le remplacer par un « gouvreneres de leschevinage de parle roy^»; c'est, on ne l'ignore pas. la première confiscation communale. Jusqu'au mois de juin, ce régime nouveau persista, et en particulier lorsque Philippe le Bel. allant en Flandre, séjourna à Douai du 13 au 15 mai ^, et qu'il vit les choses par lui-même, il crut préférable ou nécessaire de n"}- apporter aucun changement. Cependant, il semble que ce soit alors, quoiqu'on se l'explique malaisément dans une période si peu favorisée à tous égards, que Philippe accorda à la ville son privilège de l'étape du blé *, révolutionnant ainsi son existence écono-

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