Ane. chronique de Flandre, 373 ; voy. t. II
mique après avoir bouleversé son existence juridique, le tout en moins de six mois : bien entendu, le changement le plus récent fut infiniment plus heureux pour la ville que le premier.
On peut admettre que cette autorité supérieure et unique apparue dans la cité lui apporta quelque calme, car, en juillet, le roi « restaulit » Féchevinage i, mais il fut composé de leliaerts, très naturellement d'ailleurs. Cependant, cet essai de retour à un régime ordinaire ne semble pas avoir réussi longtemps au gré du pouvoir souverain. Dans le dernier trimestre de l'année, en effet, se produisit une seconde confiscation du Magistrat remplacé par un « gouvreneur ^ ». Ensuite, les mêmes échevins réapparaissent vers avril 1302*. Sans doute ces changements organiques s'expliquent-ils par des alternatives de troubles, puis de calme, de nature sociale et de valeur relative. Les premiers nécessitaient la suppression du gouvernement urbain, en d'autres termes local et ordinaire, qui ne pouvait s'élever au-dessus des divisions de classes ni, par conséquent, les supprimer, et son remplacement par une autorité d'origine extérieure et de nature absolue qui, en raison de sa provenance et de son caractère, arrivait à réta- ^blir un peu d'ordre ; mais alors, par suite de sa forme extraordinaire, peut-être jugeait-on utile de laisser la ville rentrer dans ses privilèges anciens et reprendre son organisation habituelle. Seulement, aussitôt revenus au pouvoir, les chefs ordinaires de l'association retournaient à leurs errements passés, se laissaient entraîner par les passions de leur parti ou l'influence de leurs troupes, si encore ils n'usaient pas de leur autorité dans leur seul intérêt, bref, manquant de force
1. Le 6 août en particulier, les échevins confirment des lettres du gouverneui" données le 7 juin, « avant que noiis esche vins fussiesmes restauly à Testât et à l'office du dit eschevinage de par le roy notre seigneur ■) (D'après les Listes tnss. de Brassart, mais sans référence).
2. Recueil, nos 320-321 ; joindre peut-être aussi P.J. 867 et même 873.
3. P.J. 868-869 ; voy. p. suivante. On ne peut, bien entendu, qu'indiquer ces changements d'une manière générale; sans qu'il soit possible d'en préciser exactement les dates.