‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 234 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

populaire : personnellement même, ils ne furent pas autres que ceux qui avaient fait partie du Magistrat en 1300 i. Sans cloute est-ce alors que » pour amenrir le clete de le ville », les échevins, les conseils, et « grant plenté des boines gens de le communautet » établissent une double taille, générale sur toutes les fortunes et supplémentaire sur les grosses ^ ; c'était une sorte d'emprunt forcé, preuve suffisante du caractère toujours menaçant de la question financière. On ignore si un tel procédé rétablit spécialement l'ordre fiscal, mais ce résultat est d'autant moins probable que. non seulement dans l'avenir on aura des preuves de la situation contraire ^. mais qu'immédiatement l'un des membres du nouvel échevinage qui, encore flamand, commence en mai 1303*, sera condamné pour malversations au sujet des deniers urbains avec ses deux prédécesseurs déjà connus •^. Et clans l'ensemble de la cité, le calme ne doit pas avoir reparu davantage.

Tout d'abord, en septembre de cette même année 1303, lorsqu'à l'extérieur tout paraissait réiuii pour accabler la ville, que le détournement de la 8carpe par les troupes royales avait dû, en imposant l'arrêt au cours de l'eau qui servait à la défense, à la navigation, à la meunerie et à la draperie de l'agglomération, porter le plus grand trouble 'dans sa vie militaire, économique et privée, bien qu'heureusement furent signées les trêves qui allaient rendre à Douai sa rivière, au dedans, la commune, pour une cause inconnue, alla jusqu'à être dépourvue de son propre sceau et à être réduite à emprunter celui du doyen de chrétienté ^ : on se rend compte aisément du désarroi administratif que, tout à la fois, cette perte suppose et entraîna. Puis, vers avril de l'année suivante 1304, par des raisons de nouveau obscures et dans des conditions également assez imprécises, se produisit une sorte « d'es-

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