P.J. 872 et VOJ-. plus haut 1G4 ; Funck-Brentano
meute » ; néanmoins elle dut bien certainement venir en principe de la petite bourgeoisie indépendante et se produire contre le Magistrat, mais alors devenu patricien, semble-t-il, et en fait elle paraît avoir spécialement affecté l'ensemble des boucliers, qui prétendirent que les échevins « calengeoient le brief de leur mestier ^ ». Elle comprit surtout, d'abord à titre isolé, deux membres de cette dernière profession, dont l'un des anciens échevins flamands, puis des groupes de manifestants. Le premier personnage, qu'on soupçonnait d'avoir été le chef de la révolte, « se parti, dit-on simplement, des bans et du conseil de ses compagnons », les membres du Magistrat, et semble avoir été surtout un instigateur intellectuel ^ ; le second ^ « macheclier », plus matériellement, « en plaine halle, en manechant » déclara qu'il y avait tel « des XXXII, qui furent pour le commun, qui aront le teste rouge ». Parmi les individus réunis et par suite plus surexcités, les uns tentèrent d'aller soulever des travailleurs, sans doute de métiers différents, « pour soubstenir » leurs privilèges, et en amenèrent à se joindre à eux, trois, dont la complicité n'est guère précisée * ; les autres enfin « se mirent à armes esmolues contre les eschevins et le cominmi », et il fallut que les premiers allassent a pour mettre le besongne à paix » et que le second « criât alarme », en vue de (c sauver l'onneur » de la ville ^. De là, quelques condanniations toutes analogues, mais à vrai dire sans gravité particulière en soi, de nature surtout politique et qu'on ne tenait évidemment pas à rendre bien dures, puisqu'à l'égard de l'une d'elles, portée
1. P.J. 880. C'est évidemment à cette révolte que se rapporte la série des cinq P.J. 877-881 ; Funck-Brentano, par une erreiu- de Pilate, Table, n° 362, place cet événement dix ans plus tard, en « 1314: « (565).