‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 237 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

contre l'échevin, on crut utile, évidemment à cause de la qualité de l'inculpé, de demander conseil aux quatre autres bonnes villes de Flandre, et on suivit celui de Bruges, « pour ce qu'il y avoit plus de doulceur que en autres ». Quoi qu'il en soit des origines et de la nature exacte de cette petite révolte, elle semble bien confirmer la persistance des troubles intérieurs.

Assez naturellement, le patriciat demeura au pouvoir après que Douai eut cessé d'être flamand, à la suite de la bataille de Mons-en-Pévèle, le 26 septembre 1304, la ville s'étant rendue au roi ^, aucun changement d'ordre constitutionnel ne se produisit. Il ne s'en accomplit qu'à la fin régulière de l'échevinage en cours, en février 1305, lorsqu'aux échevins leliaerts succéda, semble-t-il, un Magistrat mixte '^. Ce passage amena également deux séries de faits d'ordre politique, qui se succédèrent immédiatement. Tandis que les 20 et 24 de ce mois de février, les trois échevins du parti populaire étaient condamnés par leurs adversaires, à la veille de leur sortie de charge ^, le 26, * le même Magistrat sortant ne s'en autorise pas moins, jusqu'au P^ avril 1306, c'est-à-dire jusqu'au jour de son retour possible au pouvoir, à porter les armes contre les forains et également contre tous ceux qui l'attaqueraient « pour Toquison de le loy de le ville » ; il accorde encore la même faculté à ses clercs, sergents ou serviteurs, puis finalement à tous les membres de ses « lignages » ; mais il ajoute, pour lui comme pour les autres, que si chacun d'entre eux frappait de ses « armures » des bourgeois, il serait aussi coupable que s'il ne jouissait jpas de la permission précédente, « se ce n'estoit sor sen cors deffendant ». Au fond, cette restriction relative aux cas de légitime défense, d'apparence fort respectable, n'était qu'une simple phraséologie, puisqu'à cette

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