Surtout royal; Brassart, Listes mss
3. Finances, P.J. 70-72. M. Funck-Brentano, par simple inadvertance, parle du « 24 février 1304 » (448).
époque, on l'a déjà dit, on pouvait toujours prétendre se trouver en une situation de ee genre ; bien mieux, une pareille liberté était d'autant plus dangereuse que son application réelle s'étendant à tous les cas intéressant la constitution, la rendait pour ainsi dire illimitée, et qu'également son extension personnelle à tout l'entourage administratif familial et domestique du Magistrat, devait encore presque aboutir à la division de la ville en deux camps ennemis, que ce port des armes en fut la cause ou peut-être la conséquence nécessaire. Ces faits ne sont pas seulement assez caractéristiques et intéressants, mais ils se complètent mutuellement : il est bien probable qu'en soi de telles condamnations et autorisations constituent des attaques et des représailles qui témoignent toujours de la persistance d'un état très troublé, de la continuation de l'absence d'unité communale et du maintien de la séparation des classes sociales.
Sans doute, à partir du passage final de la ville sous la domination française, une forme nouvelle d'accord semble s'établir entre les deux partis, non plus pour faire collaborer, mais pour faire alterner leurs représentants au pouvoir ^. En fait, si peu connue que demeure la situation intérieure, il s'en fallait certainement encore de beaucoup que la paix fût complète ou s'affirmât davantage. Aussi, du côté officiel, si le pouvoir souverain autorisait le fonctionnement régulier de la constitution, il n'en maintenait pas moins son représentant extraordinaire -, au besoin tout prêt à remplacer l'échevinage supprimé ; sa seule présence était une preuve certaine que l'autorité centrale n'avait qu'une confiance relative dans la situation urbaine et n'y devait voir qu'une sorte d'accalmie apparente. C'est que non seulement les changements de partis
1. Brassart, Liiites mss. En 1305, l'échevinage avait été royal ; en 130(5, 30 mars, le Magistrat entrant sera flamand ; en 1307. 29 avril, royal ; en 1308, 30 mai, flamand; en 1309, 29 juin, royal; en 1310, 30 juillet, flamand. Il semble, à \Tai dire, qu'en examinant les listes de très près, il y avait moins, dans chaque Magistrat successif, une domination absolue, qu'une prédominance relative d'un parti.