‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 239 sur 997 · Voy. plus haut 131, n · texte numérisé non relu

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selon les échevinages successifs ne prouvaient pas la disparition des séparations officielles, mais, qui mieux est, le blancseing que les échevins du commun s'étaient donné pour le port des armes à la veille de leur sortie de charge ^. leurs successeurs se l'octroyèrent à leur tour -, puis de nouveau eux-mêmes revenus au pouvoir ^, exactement dans de semblables conditions : une défiance générale persistait donc. Les conséquences d'ordre réel de cette opposition de sentiments ne furent que trop profondes. L'état financier continua à être déplorable, puisqu'à deux reprises différentes au moins, en 1306 et en 1310 *, le roi dut autoriser la ville, en raison des (c lourdes charges de ses dettes ». à surseoir à leur paiement : en effet, postérieurement on apprendra que chaque adversaire semblait rejeter sur l'autre le règlement des impôts comme l'acquittement des emprunts ^ ; aussi la faillite étaitelle sans doute à peu près permanente. D'autre part, la situation industrielle et commerciale est directement inconnue ; mais si, en 1306 et 1307, quatre bans, dont trois très courts, sont édictés sur la draperie ^, ensuite, aucune branche économique même ne sera l'objet d'une publication et le nombre des chirographes demeure toujours extrêmement minime '', double démonstration suffisante, croirait-on. de la persistance de toute mort de l'activité économique et sociale urbaine. En somme, les guerres civiles avaient pu cesser, la tranquillité communale était certainement plus assurée, les deux pouvoirs vivaient côte à côte et paraissaient même manifester des tendances répétées, des velléités continues de conciliation : dans l'ensemble, c'était un progrès indéniable. Mais le calme matériel n'était pas l'accord moral, la vie parp.Uèle ne constituait

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