DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
le rapport financier, d"après le régime nouveau de 1297, elle continuait à enlever aux chefs de la communauté, en principe, quoique dans des conditions moins populaires et complexes, non pas toutes leurs fonctions, mais leur véritable autorité, au profit tout à la fois, du Conseil déjà existant depuis même 1296, de l'association et du pouvoir public. Sous le rapport réel, financièrement encore, une question ancienne, déjà agitée en 1298 et jamais résolue, le paiement des dettes antérieures à la paix d'Athis. était bien réglée d'après mie distinction entre les Douaisiens restés dans la ville ou en étant partis, mais désormais. « devant » les impôts, on décide expressément que tous seraient « vguel et compaignon ». Très sage, libérable et impartiale, également aristocratique et populaire, réellement traditionnaliste et réformatrice, était donc cette ordonnance, qui établissait un compromis vainement cherché jusque-là entre les deux régimes successivement maîtres de la ville, revenant aux principes constitutionnels du premier, tout en maintenant les conquêtes fiscales du second : une fin d'origine extérieure amsi imposée à cette longue succession de désordres, qui n'avait pu se terminer spontanément ; il n'existait plus « ni grant ni petit ^ », mais uniquement des membres d'une association contribuant à ses charges dans son intérêt général. C'était presque la réapparition de la primitive unité, presque, avec, en effet, un changement fondamental, « par la volenté » et par « l'auctorité royale ^ ».
Cet acte, essentiellement fiscal, termine une lutte de quinze ans, qui avait comniencé pour mie cause exactement semblable. Dans ces conditions, les finances qui sont le début et la fin. le tenant et l'aboutissant de cette période, doivent avoir rempli également tout rintervalle, plus peut-être même qu'on ne saurait le démontrer réellement. Si cependant on procède par éhniination, le motif essentiel de la lutte et de