Vov. ei-dessus 241 et P.J
plan, sa prédominance croissante : en somme, en 1302 ^, en 1305 ^, en 1306 et 1310 3, autant qu'on arrive à le discerner, ce sont les événements financiers qui, de nouveau et toujours, réapparaissent et se reproduisent régulièrement ; aussi, d'une façon plus précise, ce fut sans doute l'affaire du paiement des impôts ou du règlement des emprunts, enfin résolue en 1311, qui, dans les années précédentes, ne cessa de diviser les deux classes urbaines ; ce fut comme conséquence le déficit croissant qui, arrivant à être réglé cette même année, antérieurement et si longtemps perpétua le trouble : ce ne purent donc qu'être avant tout les difficultés de cette nature, auxquelles la commune fut isolément impuissante à remédier, que le pouvoir souverain seul arrêta finalement. Ainsi, directement et indirectement, à peu près toujours et partout, quels que soient les individus en cause ou les événements en cours, les uns ne visent et les autres ne touchent au fond qu'à un point ; changements demandés, constitutions imposées, transformations présentes, conséquences futures concernent avant tout une question ; bref, on ne peut pas ne pas affirmer et conclure que la révolution de 1296 à 1311 eut, sinon tout à fait, mais essentiellement et d'une façon presque exclusive, une nature non pas proprement sociale, mais éminemment fiscale ; ou, si l'on veut, une différence sociale séparait assurément les partis en lutte, mais l'origine, la succession et la fin de ces divisions étaient avant tout financières.
On peut s'étonner de cette restriction comme de cette importance. Mais, tout d'abord, dans la généralité de l'histoire des villes, une telle nature de crise n'est en réalité qu'un exemple d'une règle, au moins des plus fréquentes, qui permet presque de poser en principe que la décadence du système urbam au profit de l'organisation nationale est bien surtout