DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
des guerres de Flandre ; il ne fut nullement un phénomène spontané résultant de l'apparition ou du développement de la cité, mais un travail de pure défense ; en d'autres termes, ce ne fut plus une question économique urbaine, mais simplement une affaire militaire extérieure, non une conséquence de la nature propre de la ville, mais de sa situation régionale. Même dans tout le reste du xiv^ siècle, il ne semble plus en être autrement, non seulement de Fédification de cette partie des murs, mais de l'entretien de toute la « forteresse » ^. Si, surtout à r époque bourguignonne, la ville exécute de fortes dépenses dans ce but, ce sont des frais qu'elle subit infiniment plus qu'elle ne les désire, parce qu'elle se rend compte qu'elle ne les accomplit plus en vue de son intérêt particulier, mais de celui de la puissance territoriale : la meilleure preuve en est que les assises et les emprunts, qui constituent la presque totalité des ressources communales, ne sont consentis, sinon imposés, par l'autorité centrale au pouvoir urbain, qu'à condition d'être employés pour les dépenses précédentes, et que surtout, spontanément, la puissance extérieure subventionne l'association à cette même fin. Bref, tout s'accorde à démontrer que la viUe a atteint depuis longtemps son maximum de développement et il est même possible qu'elle soit maintenant entrée dans mie période de décroissance '^.
Expansions juridiques et économiques aussi bien que topographiques demeurent au point où elles sont arrivées à la période précédente : dans l'ensemble, c'est au moins un arrêt. Les rapports extérieurs de la viUe avec les autorités non urbaines le témoignent d'abord nettement. Vis-à-vis de la puissance publique même, le changement tout à fait positif qui s'est produit au détriment, smon de la ville, mais de son autonomie, ne se modifiera plus. A Tégard des pouvoirs de natures