Voy. Finances
2. En 1411, Jean sans Peur, justement dans l'exposé d'une concession d'assises, dit : « avons receue l'umble supplication des eschevins..., contenant que comme la dite ville soit... petitement peuplée... » (Cité Finances, 253, n. 3). Cf. poui' la Belgique en général, Pirenne, Les Démocraties, 133.
.seigneuriales, la situation est simplement négative : l'association continue à exécuter quelques nouvelles acquisitions qui s'accomplissent presque exclusivement, on le sait, aux dépens du châtelain ^, mais elle ne peut supprimer les autorités mêmes, pas plus qu'au sujet de l'Eglise, elle n'acquiert le pouvoir d'empêcher les clercs d'échapper à sa juridiction et de forcer le clergé séculier à payer les assises : ainsi, les conquêtes déjà effectuées ont cessé de s'accroître.
Du côté intérieur, la situation de la communauté est la conséquence de la constitution d'origine publique de 1312 : si cette réforme a eu un but exclusivement fiscal, les finances étant devenues la base de la situation du moment, l'ordre de choses créé à leur sujet s'est naturellement étendu au reste de l'organisation. Or, le système a établi un accord et un rapprochement entre les deux classes de la communauté sous la direction de l'autorité souveraine ; il a créé un état mixte, a la fois oligarchique, populaire et public 2. Le patriciat d'abord ruiné, chassé et rentré n'a pas dû disparaître, bien que sa situation à tous égards soit un des points obscurs très regrettables de cette époque. A titre social, on est particulièrement mal informé de son état privé qu'on ne peut ni déterminer ni même supposer : en raison de la décadence plus que probable de la draperie, il est admissible, mais non certain, que les intéressés ne s'adonnèrent plus particulièrement à cette industrie, sans que l'on sache davantage si, par contre, ils se livrèrent au commerce nouveau du blé ; on peut uniquement constater qu'ils ne firent plus d'affaires de prêts, au moins à l'extérieur de la ville ^ : dans ces conditions, peut-être n'étaient-ils restés que de grands propriétaires immobiliers *• Politiquement, ils continuèrent à occuper le Magistrat, et même fréqueniment dans des conditions viagères, car on
1. Voy. plus haut 154, u. 3 : le seul autre exemple est précisément celui qui vient d'être cité de l'achat des prés Saint-Albin.