‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 25 sur 997 · Voy. la partie suivante, b, « le portus m-bain · texte numérisé non relu

Voy. la partie suivante, b, « le portus m-bain

6. Voy. plus loin le § 4, et joindie Brassart, Château, II, 664 ss.

PREUnÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE 31

rive à l'autre ^ existaient des droits de transit. Ensuite, pendant la période communale. DouaVeul eut jusqu'en 1368 des échevins séparés, le quart du nombre total -, rapport personnel qui correspondait à peu près à la proportion réelle des deux parties : si le fonctionnement de cet élément du Magistrat sur la rive gauche était identique à celui de l'échevinage do Douai propre, son origine et sa nomination étaient assurément différentes ; enfin, simple détail, mais à rapprocher des points précédents, sur cinq « eswardeurs de le laingne ^ », cinq inspecteurs urbains du commerce des bois, deux appartenaient spécialement à Douai-delà. Tous ces indices semblent bien être les preuves d'une situation géographique particulière ; mais Douayeul n'était pas que matériellement séparé de Duacmn et aussi beaucoup moins important, il n'avait pas seulement un fonctionnement constitutionnel général distinct, mais la nature économique de l'un et de l'autre élément n'était pas non plus comparable : le premier ne paraît en effet jamais avoir acquis la valeur industrielle qui caractérise la rive droite, et il dût conserver exclusivement le genre agricole primitif propre au castrum.

Ainsi, dans l'ensemble, il ne se développa et n'évolua jamais. Les raisons en demeurent, à vrai dire, assez obscures. Sa position dans la partie basse de Douai, mi peu marécageuse et moins saine que la rive droite plus élevée, ou plutôt son éloignement relatif du croisement des grandes voies commerciales qui se faisait de l'autre côté de l'eau, purent être de quelque importance dans cet arrêt de croissance. On paraît donc avoir toujours considéré Douai-vieux comme un monde à part, un peu isolé du véritable centre, une sorte de cité morte. Il représentait sans doute un premier essai de formation de la ville véritable, accompli, en raison de l'époque, du côté administratif comme économique, avec une survivance de caractère public et naturel qui rappelait encore

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