‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 268 sur 997 · Wauters, Table, HT · texte numérisé non relu

Wauters, Table, HT

3. « Sigillum Duacensis communie " (P.J. 9-10, 30 ; Finances, P.J. 5).

4. P.J. 1084 et 1531 ; O. B. F., XII, 103-104, exposé (début) et § 3.

même. On a sans doute affaire à un terme qui est à la fois le plus général, le plus précis et le plus abstrait de tous : plus déterminé que la ville, plus large que la loi, il englobe, en somme, tout ce qui. de nature non matérielle, personnes ou institutions, du point de vue privé comme administratif, a un caractère proprement urbain et dont lensemble distingue et sépare l'élément ainsi formé du milieu environnant : il est comme la conséquence et le résumé, la représentation idéale et achevée de la réunion des individus et des organismes existant dans un espace délimité et pouvant être considérés comme un tout régi par un unique système juridique et poursuivant également un même but économique : la synthèse est ainsi complète. Cependant, Temploi extrêmement rare de ce terme par les intéressés, fait supposer qu'ils ne pouvaient s'élever eux-mêmes jusqu'à cette idée : ils vo3'aient bien qu'ils formaient une communauté de personnes, mais non peut-être que cette dernière constituait, avec d'autres éléments, une commune, notion d'un caractère à la fois complexe et immatériel ^.

Mais, dans ces divers cas, que l'on emploie des mots concrets ou abstraits, qu'ils désignent des éléments personnels ou réels, il s'agit toujours probablement d'ensembles qui, sauf quelques rares exceptions, ne doivent jamais directement, ou. si l'on préfère, en totalité, être mis en cause. On en a un exemple typique dans le premier acte peut-être qui émane de la ville, la confirmation du traité de Péronne, rendue au nom des (( scabini et universi burgenses '^ » : il serait bien hypothétique, sinon inadmissible, de conclure que tous les membres de la communauté ont vraiment ratifié cet acte en dehors de leurs représentants ^. En effet, cinq ans plus tard, la pièce la plus ancienne qui maintenant concerne

1. Vi. avi sujet de tinites les expressions précédentes, Gierke, Genoseensr.hajtsrecht, I.§ 23, p. 588 ss., et Vanderkindere, La yiotion juridique, 193-194; quelques indications aussi dans Varges, Z^ir Entstehung, 801-802 (Jahrbiicher, t. LXIII).

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