PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE
liant de la Scarpe ^. L'enceinte était naturellement percée d"un certain nombre de « portes », soit huit en tout, et en outre de quatre « posternes^» : à tous ces endroits, sinon aux premiers seuls, semble-t-il ^, les fossés se trouvaient franchis par des ponts fixes. Sur la Scarpe cependant, du côté amont, il est plus que probable que le mur, sil livrait, bien entendu, passage à l'eau, n'était pas construit pour permettre la navigation, obligeant celle-ci à s'arrêter à Douai même * ; au contraire, en aval, la rivière coulait sous « le porte des Arcs », bien certainement sous des « arkes » que les bateaux pouvaient franchir ^.
Dans l'espace borné par ces murs, sur la rive droite, la population commença à se grouper, on l'admettrait volontiers, au bord dune dérivation de la rivière, sur un troisième îlot. Il se trouvait, non plus comme Douayeul, en aval du castrum, mais en face, tout en restant à son exemple abrité directement par la forteresse comtale : au xiii^ siècle, cette partie recevait l'appellation caractéristique de u li castaus borgois ^ », par opposition au « castaus Saint- Amé ». Rien de
1. De même ; joindre Finances, P.J. 39 et surtout 45 ; Duthillœul, Douai et Lille, 6-7, 9, 65-66, 74. 82 ; Brassart, Notes mss.
2. Finances, P.J. 31. Mais \oy. surtout en 1345 luie précieuse liste de la plupart des portes, dans Brassart, Pz-cwic*, n» 88 ; joindi'e les renvois à son travail faits ci-dessus p. 32, n. 3 ; ses notes mss. nous ont également servi,