Duthillœul, Douai et Lille
4. C'est évidemment pour ce motif que la navigation allant primitivement jusqu'à Lambres, ne dépassa plus Douai mêiTie, depuis la construction du castrum : peut-être de ce côté le miu- aurait-il franchi la rivière dès l'établissement de la forteresse publique ; voy. P.J. 503. Joindre t. II, § 27*'*^.
5. P.J. 2595-9, 12.13, 26212.13 ; Brassart, Preuves, n" 88, j). 148. Joindre même § 27.
6. P.J. 189, IV2. — - (I De chou (d'une rente de 4 > fertons ') prent 3 fertons sur maison d'ales le pont de le Vies tour, ou Castiel boiu-goys » (Fin xiii*^ s. ; cité dans Brassart, Château, I, 122) : " une maison... assise à Douay, ou lieu que on dist ou Castiel bomgois, decha le pont, au les deviers S. Amet, sour le rue ensi que on en va à le porte de Lannoy « (1317, 27 mars ; Arch. départ., fonds de Saint-Amé, carton 7). Le « pont » cité dans les deux textes est le pont Châtelain, existant autrefois entre les ponts des Dominicains (voy. ci-dessus 30, n. 1) et du marché aux poissons (Pont à le Laigne) ( Plouvain, Souvenirs, 459-400 ; Brassart, Château, I, 23 ; II, 772 ; la « rue « est la rue de Lannoy, auj. quai du Petit-Bail (Brassart, Preu^^^s, l, 147, n. 1 ; Lépreux, Les rues, 60).
LA VIE URB-UNE DE DOUAI, l ."{
particulier ne saurait en être dit, sinon qu'il devait renfermer une place, à laquelle on donna plus tard le nom significatif encore de <( macellum «^ et qui fut, en effet, le marché au poisson de mer"^. Lexistence d'un tel groupement économique avec ses alentours, permet peut-être de croire que cet îlot constitua, comme Douayeul et après lui, une sorte de petit centre très temporaire. Son exiguïté l'amena sans doute à se remplir très rapidement et les habitants ne tardèrent pas à refluer au delà, sur la pente douce qui montait légèrement de la rivière en allant vers l'est et le nord. Aussi, en 1081 ^, mie partie de ce terrain était-elle appelée le (( burgus )> ; ce terme qui ne se rencontre bien certainement qu'une fois dans toute l'histoire douaisienne, ne peut avoir la signification technique de lieu artificielleraent fortifié, mais plus simplement celle, d'ailleurs connexe, d'éminence naturelle : on pourrait donc placer Tendroit correspondant au burgus dans la partie la plus élevée de ce côté de l'agglomération. En son ensemble, le nouvel espace ainsi rempli fut beaucoup plus considérable que les précédents, mais les détails de cette expansion continuent à nous faire absolument défaut ; cependant, un principe s'y manifeste d'une façon bien évidente, c'est que si une minime partie de la population s'était d'abord fixée le long de la rivière peut-être encore à l'aventure, pour la presque totalité dans tout le reste de l'enceinte, il n'en fut assurément pas de même.
Quand on considère en elïet cette partie de 1" agglomération, il est impossible de n'être pas frappé par quelques traits bien apparents. En général, c'est tout d'abord sa forme même telle qu'elle est naturellement délimitée par la ligne