‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 270 sur 997 · Finances, P.J · texte numérisé non relu

Finances, P.J

2. Voy. en somme la majeure partie des règlements, les décisions, les jugements, les actes privés, des « lettres « d'ordres divers, telles que les P.J. 1066, 1193, 1222, 1253, 1324, 1350, 1378, etc., etc.

3. Ce sont surtout les expressions telles que ■' les échevins et la ville , « les éche\nns et la communauté » (voy. ci-dessus 283).

4. Voy. Viollet, Les Communes, 401-406, et Pirenne, Les Démocraties, 66-68.

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avantages qu'eux, mais il a des devoirs comparables aux leurs et il se défend contre des dangers identiques. Il ne suffit pas qu'il n y ait aucune différence civile entre les membres, qu'ils soient tous de condition similaire : puisqu'ils font partie d'un même « corps », celui-ci n'a de raison d'être que si ses parties concourent entre elles à un but semblable. Autrement, elles ne formeraient qu'un rassemblement sans consistance ni unité, alors qu'elles ont dû apparaître essentiellement au titre d'une association, d'une union, que ce soit du point de vue plutôt individuel ou organique.

La vie de ceux qui appartiennent à l'association paraît bien reposer d'une façon absolument fondamentale sur un principe de cohésion, qui est la conséquence de deux règles, l'une d'application surtout juridique, l'autre économique. Tout d'abord, il faut que « li uns bourgois aide l'autre ^ », d'où résulte pour tous les membres de la communauté, parce que tels, l'obligation de se secourir entre eux dans quelques conditions que ce soit : c'est, en somme, l'existence d'une sorte de police individuelle ^. Ensuite, il est nécessaire que « li ville et commmiautés... soit souffissaument servis ^ ». si bien que si l'on détient, fabrique ou vend des marchandises, on ne saurait en garder, en confectionner ou en écouler en deçà ou au delà d'une quantité déterminée , ou d'un prix fixe ; ce qui. en d'autres termes, entraîne l'abolition des monopoles ou accaparements *. De tous points de vue, par conséquent, les bourgeois sont des « cooppidani ^ », qui ne peuvent pas considérer qiie leurs avantages personnels, mais doivent viser uniquement à l'intérêt général. Il ne suffit cependant pas qu'ils agissent ainsi entre eux : puisqu'ils ont des chefs, ceux-ci ne sont pas moins également obligés de leur procurer

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