‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 29 sur 997 · P.J. 9; voy. t. II · texte numérisé non relu

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2. Et aussi une église, mais si elle a toujoui-s été, ainsi qu'on la connaîtra au xiii« s., celle des Dominicains, elle ne peut donc être antérieure à cette période, époque de la fondation de l'ordi-e en question.

3. Second diplôme de Gérard 11 du 23 mai 1081 en favem- de Saint -Amé : « In Duaco..., in Burgo, uno (hospite) nec tamen libero » (Brassart, Preuves, no 172, p. 25 ; Duvivier, Actes, 198). D'ailleurs, d'après Brassart, cet endroit serait près de l'église Saint-Pierre (Château, I, 76).

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des fortifications ; elle est ovale, en d'autres termes, piriforme. Dans le détail, les rues ne vont plus au hasard, ainsi qu'à Doùayeul, mais sont droites, parallèles ou perpendiculaires à la Scarpe et se coupant par conséquent à angle droit. Il existe un centre très apparent de l'agglomération, qui, bien que n'étant pas situé exactement dans son milieu géométrique, se trouve à quelque distance de la rivière, dans le côté élevé de la ville, au point de croisement de deux grandes voies qui traversent Douai de part en part : l'une, coupant la cité dans sa longueur, allant dans le même sens que la Scarpe, vient du midi et se dirige au nord, de la Picardie sur la Flandre, de Cambrai sur Lille ; l'autre, inversement, traverse Douai dans sa largeur et perpendiculairement à la rivière, vient de l'est sur l'ouest, de Valenciennes sur Béthune et Arras et n'est autre que celle qui, plus loin, passe à Douaj^eul. Aussitôt son entrée dans la ville, elle s'élargissait et formait une place en quadrilatère allongé et absolument régulier : l'un des côtés étroits, parallèle à la Scarpe, se trouvait constitué par la route même de Cambrai à Lille qui, en y débouchant, rencontrait une petite croix : c'était le « forum )>, le « markie », le « markie au bleit », servant également de place de ralliement ^, en un mot la 'place par excellence, vraiment le centre et le cœur militaire et économique et même administratif de la ville. En effet, presque aussitôt après cette place, sur la même voie, se dirigeant vers l'ouest, on rencontrait la halle à la fois administrative et marchande, nommée depuis 1205 -. Enfin, vers le nord au contraire, à quelque distance du Marché, arrivant presque jusqu'à la route de Lille et perpendiculaire à elle, orientée par conséquent à l'est, était la collégiale de Saint-Pierre qui apparaît documentairement en 1117^ : elle

1. Sa mention la plus ancienne paraît remonter à 11-40 en\'. dans l'indication d'une rente due « causa cujusdam terrœ qiia? in foro Duaci, rétro lapideam domuni prœpositi (La « Prévôté » actuelle), in quodam vieulo (La rue des Fripiers ; Lépreux, Les rues, 39-40) cognoscitur sita » (Cité Brassart, Château, I, 283). Pour les autres mentions, voy. ici même, t. II, § 28'*.

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