‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 280 sur 997 · LA CONSTITUTION · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION

Une étude de Fliistoire coiistitutionneUe de la ville peut comprendre assez naturellement deux formes : l'existence ou l'absence de constitution, la communauté peut se gouverner elle-même ou l'être par le pouvoir public. Ce sont là, bien entendu, l'état normal ou la situation anormale au moins à l'époque historique, puisqu'on somme, dans le second cas, la viUe retourne simplement à un état primitif, lorsqu'elle devait manquer d'organisation autonome et se trouver sous la direction de l'autorité extérieure. Quoi qu'il en soit, il paraît inutile de revenir sur cette situation extraordinaire qu'on appelle la « confiscation » ^.

La constitution communale même présente deux parties : l'ensemble général et les organes particuliers. Or, cette étude est très simple. Il n'y eut jamais, au fond, qu'une organisation, celle de 1228 '^, et le gouvernement ne cessa presque de reposer sur un organe unique, l'échevinage. Les modifications finales des périodes flamandes, puis françaises, pour le régime, demeurèrent temporaires, pour l'élément, furent limitées : le fonctionnement, dans l'ensemble, revint presque à sa forme antérieure et l'échevinage recouvra encore son rôle en soi, exception faite des finances qu'il perdit au profit d'mi organe nouveau et de la communauté, et bien que relativement, on ne l'ignore pas, l'intrusion générale du pouvoir pubHc ait' fait en somme disparaître son absolutisme général.

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