Voy. plus haut
LA VIE UEBAINE DK DOUAI, I 20
notables, se rencontrent toujours et semblent même conserver le premier rang. Il est donc possible, tout à la fois, que l'association ait alors d'une façon courante un gouvernement séparé d'elle-même, mais qu'exceptionnellement, dans les cas importants, sinon la totalité de ses membres, au moins les plus considérables, continuent à participer à la gestion des afifaires. C'est bien probablement un sj^stème transitoire et mixt«.
Quoiqu'il en soit, on a ainsi, dans les débuts du xii® siècle, la première mention des chefs urbains qui désormais, à titre organique, demeureront toujours les mêmes, et qui, du côté réel, selon l'usage, se montrent d'abord surtout revêtus d'un simple pouvoir de juridiction gracieuse. Il faut ensuite descendre jusqu'en 1172 pour rencontrer une seconde indication des mêmes personnages^, puis jusqu'en 1181 2; enfin, de 1198 à 1227, pour une période d'une trentaine d'années, on peut reconstituer dix-huit hstes plus ou moins irréguHèrement espacées, parfois se suivant, et dont chacune est d'ailleurs bien rarement complète '. Les renseignements individuels concernant les membres du Magistrat, font au reste absolument défaut. Il est seulement intéressant de trouver, dès cette époque un peu ancienne, les noms des grands bourgeois du plein xiii^ siècle, les ancêtres par conséquent des bannis de 1298 : dès ce moment, se constituaient des« lignages» échevinaux, où la jouissance du Magistrat était presque héréditaire. Enfin, si, à priori, la situation sociale des mêmes intéressés ne pouvait être évidemment que celle de gens importants et riches, en fait, eUe nous échappe absolument. En général, leur nombre documentaire, nous l'avons dit, ne manque pas de variété, mais selon mi acte déclarant nommer « tous les échevins », ceux-ci devaient atteindre le