‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 285 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

chiffre niaxinium de douze ^ : c'est en somme déjà la quantité future telle qu'elle persistera jusqu'en 1366 pour Douai rive droite. Mais aussi est-il très supposable que, bien que quelquesuns des membres du Magistrat soient indiqués comme « de Douayeul "^ », ils ne représentaient pas spécialement « Douai delà )). Peut-être chaque partie de l'agglomération avait-elle toujours un échevinage distinct.

Le mode de recrutement est inconnu et ne saurait que difficilement être précisé. La communauté intervenait-elle ou non, d'une façon plus ou moins directe, pour la nomination de ses chefs, c'est ce qu'il est impossible d'indiquer exactement. Cependant, un choix par cooptation est très admissible, puisque d'après le retour de certains noms dans les listes, dont quelques-unes se suivent annuellement, il est plus que probable que les membres du Magistrat occupaient viagèrement leur charge. Aussi, à chaque vacance ne devaiton pas convoquer les habitants pour la combler, mais les échevins faisaient sans dout« beaucoup plus facilement le choix nécessaire. Il faut donc admettre l'existence d'un patriciat échevinal viager, indépendant par conséquent, non seulement du reste de la population urbaine, mais du pouvoir souverain lui-même, preuve visible d'un état d'organisation déjà très avancé. Si même le Magistrat n'était pas héréditaire en droit, il l'était peut-être en fait, ainsi que nous l'avons constaté ; d'ailleurs, son obtention étant une conséquence de la situation privée des élus, et leur position particulière ne pouvant avoir que des tendances de principe à se maintenir, sinon à se développer de génération en génération, Isur appartenance officielle au gouvernement persistait naturellement avec la continuation de leur état social.

Au sujet de leur pouvoir, on sait que les échevins continuaient à apparaître surtout dans les actes de juridiction gracieuse. Il n'est pas douteux cependant, que la commu-

Page 1