Mirœus et Foppens, Opéra diplomatica, III
formait la principale église douaisienne. en principe celle de la rive droite. Telles semblaient être les formes essentielles de Duacum.
Quelques détails seuls méritent maintenant d'être donnés. Des dérivations de la Scarpe ne se détachaient pas que sur la rive gauche du côté de Douayeul, puisque déjà le castrum et le Castel bourgeois se trouvaient à droite : de ce même côté, il y avait encore deux autres îlots. Il semble bien probable que les canaux qui les formaient étaient d'origine naturelle et leur existence dans ce terrain marécageux s'explique aisément : autrement, on comprendrait assez mal leur création artificielle, à moins d'admettre que les dérivations les entourant n'aient été faites dans un but militaire ou économique, pour une défense plus complète ou en raison des moulins qui. à l'imitation de ce que nous avons déjà constaté au sujet du castrum et de Douayeul. apparaissaient bien probablement aussi dans cette direction sur ces diverses petites rivières, depuis les origines de l'agglomération i. On ne peut trancher ces questions secondaires d'une façon précise.
Dans l'intérieur même de la ville, en dehors du macellum, et outre la place centrale dont nous avons déjà parlé, il en existait deux autres beaucoup plus petites et irrégulières, formées simplement par des carrefours ou des élargissements lies rues '^. A l'exemple du « Marché », elles avaient des croix, celle du CVistcl bourgeois était même une « capclete », une sorte de petite chapelle ^. Ces places servaient naturellement aussi de marchés ; l'une d'elles, située au bord de l'eau en face de la Vieille tour, à l'endroit même de l'origine de la navigation, constituait sans doute proprement le u portus » de Douai *.
Enfin, en dehors de ces voies de communication, de ces
]. Le diplôme de 107H de Robert le Frison en nomme déjà trois; voj'. § 3J, Biia
-. ' Le placlie... dv le rue des Foulions " et « le Kivage, ou niaisel as porées » (Voy. t. Il, § 28% lin).