Voy. la fin de l'acte et plus loin, § IS^-c
par escroete et ainsi de suite, si bien que chaque division aurait trois représentants ; c'est au moins ce qu'en principe il est permis de supposer. Mais il est assez curieux que ces quatre subdivisions soient exclusivement celles de la ville proprement dite, y compris l'ancien castrum, c'est-à-dire, encore une fois, celles de la partie comprise dans les « Vies murs » et à l'exclusion, non seulement relative de Douayeul, qui n'était que secondairement représenté, mais absolue de la Neuvile. qui ne l'était aucunement. La mise à l'écart complète de ce dernier quartier demeure assez inexplicable : supposer une raison d'insuffisance de développement est inadmissible, puisque cette partie était constituée depuis trois ans en paroisse et une telle conjecture est d'autant moins valable que le système de 1228 ne se modifiera qu'en 1368 i. Peut-être croj^ait-on utile ou nécessaire que cette extension de la ville véritable, qui ne la constituait pas réellement et par suite pouvait être peuplée surtout de non bourgeois, n'eut pas une part trop directe au gouvernement. En fait, des changements que nous ignorons se réalisaient peut-être : si aucun électeur ne venait de la Neuvile, rien n'empêchait, en somme, d'v choisir des échevins qui y eussent leur demeure. Ce n'en était pas moins là une anomalie singulière, bien que la raison en fût probablement politique.
Au système suivi à l'égard de cette circonscription semble pouvoir se comparer, quoi qu'il soit moins exclusif, le régime appliqué à la sixième escroete, à Douayeul. La nomination distincte de ses échevins était évidemment une des preuves de la formation et de la persistance de la rive gauche de Douai comme cité séparée secondaire ; en même temps, l'absence de liberté pour le choix de ses représentants, dont l'élection dépendait expressément de la partie proprement douaisienne de l'échevinage, indiquait que si ce petit Douai, par suite de son ancienneté ou mieux encore de sa vie constitutionnelle en vigueur, n'avait pu être exclu de l'existence
]. Voy. plus loin « F ».