‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 293 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

Une autre preuve enfin de ces intentions, et corrélative à la précédente, fut, sinon l'apparition de principe, du moins le développement de détail d'ofiSces annexes et dépendant du Magistrat, selon un double mode. Non seulement se montrèrent une grande quantité d'agents administratifs inférieurs, de fin proprement juridique ou économique, vvaites ou esgardeurs, qui. réunis à la halle ou dispersés dans la ville, n'avaient guère quun rôle d'exécution ^, mais des individus parurent, auxquels furent attribués des éléments essentiels de la charge des échevins. Du côté financier, à un titre encore un peu mixte 2, toute l'administration et la comptabilité passèrent aux mains des receveurs des assises et des massars ^, et surtout, en matière judiciaire, toute la justice collective, qui fut peut-être l'une des fonctions primordiales des chefs de la ville et dont le règlement ne manquait pas d'importance, fut confiée au tribunal des paiseurs *. Tous ces « ofiiciers », quels qu'ils fussent, ne jouissaient de droits que <( de par » les échevins et, n'agissaient que « duskes à leur dit » : ils n'étaient donc nullement leurs concurrents, mais leurs compléments. Aussi, leurs charges n'avaient pu se former comme celle du Magistrat par empiétement, mais au contraire par détachement : elles n'étaient pas le résultat d'un afïaibhssement de la puissance supérieure, mais bien la conséquence d'un débordement de l'autorité urbaine, qui avait rendu une séparation et une création indispensables en vue de la bonne marche des affaires. En d'autres termes, la multiplication des occupations des échevins ne put qu'être de nouveau la raison évidente qui. malgré la conservation de leur pouvoir général presque absolu, ne leur permit plus de continuer à rempHr la totalité de leur charge d'ordonnancement ni la moindre partie de leur rôle d'application, comme elle les avait empêchés d'exercer toujours des fonctions viagères.

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