DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
rite centrale approuva donc, ainsi qu'en 1297, la demande du commun ; mais, comme en 1311, y mit peut-être son empreinte particulière d'ordre et d"unité. Bref, cette organisation d'origine populaire et de confirmation publique, par comparaison avec les modifications antérieures de soixantedix ans, serait bien le résultat de la pénalité d'un abus de pouvoir du ^Magistrat patricien, réprimé par les deux autres éléments.
Cr) Constitution de 1373.
Moins d'une année après l'établissement de la précédente constitution, la ville redevenait flamande. Aussitôt le changement de domination réalisé, le 20 août, le comte accorda aux échevins la confirmation du régime existant, mais pour une seule année ^. et ensuite, il renouvela cette concession par trois fois. jusc-[u"au même mois de 1373 ^. Le caractère essentiellement temporaire de l'autorisation permet de croire qu'aux yeux de Louis de Maie, un tel S3'stème n'avait rien que de provisoire. On ne s'étonnera donc pas que le 19 août de cette même année ^, les Douaisiens aient eu une cinquième et dernière constitution, accordée par le comte sur la demande des « boines gens » de la ville, qui le prièrent de confirmer la vieille charte de 1228 et aussi d'y « adjouster sur le création des eschevins et du gouvernement » certaines « modifications * .).
En efl^et, les quatre électeurs de cette primitive époque n'apparaissent plus dans des conditions identiques. Les échevins sortants et ceux du tour précédent, le matin même de la cessation de l'échevinage, s'assemblaient dans la halle pour choisir neuf électeurs, quatre de la paroisse Saint-Pierre et un de chacune des autres. Ces IX. « mis en certain lieu secre