‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 310 sur 997 · Voy. plus haut · texte numérisé non relu

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5. PoLu- cette prérogative et les suivantes, voy. les divers chapitres où les éléments correspondants de la vie xirbaine seront successivement étudiés.

les lois et qu'ils nommaient à toutes les places, dépendait entièrement d'eux également ; ils avaient spécialement la surveillance de la vie charitable et ils eurent longtemps, directement, celle des orphelins. L'armée était gouvernée par eux, bien qu'à vrai dire, ils partageassent leurs pouvoirs avec le bailli et le châtelain. Dans la partie si importante des finances, ils détenaient toute autorité également ; du côté domanial, les « héritages » urbains étaient « sous leur puissance et leur jugement ' » ; d'autre part, recettes et dépenses extraordinaires dépendaient aussi entièrement deux : dans ces conditions, il n'est que naturel que finalement ils n'aient dû de comptes à personne. Enfin, dans la vie économique, leur activité législative et administrative n'était pas moins réelle et à un degré d'autant plus sensible qu'eux-mêmes, on le sait, appartenaient par excellence, à titre privé, au milieu industriel et commercial.

A côté de ces pouvoirs véritables, ils eurent un rôle représentatif non moins essentiel. Etant, en effet, les chefs intérieurs de la ville, ils doivent servir de « procureurs » en quelque sorte, de représentants et d'intermédiaires dans toutes les affaires qui peuvent la mettre en rapports avec un pouvoir quelconque du dedans ou du dehors : que ce soit pour des questions administratives diverses ou des négociations diplomatiques véritables, ce sont les échevins seuls ou au nom de la communauté, qui presque toujours parlent, écrivent et agissent, de même qu'ils sont l'objet ou le sujet des discours, des lettres ou des actions : presque partout ils tiennent la première ou la seule place ^. En un mot, à tous égards, ils sont avant tout ou uniquement responsables. Enfin, ce pouvoir et cette prééminence sont tels que. un peu par analogie avec ce principe précédent, si en diverses matières, la police

1. P.J. 42 (2e p.), 117 (« se justicoit par e. .), 313, 510, 1237 (a les... 7 couppo.'5... estre de l'eschevinage...) ; Finances, P.J. 54.

2. Voy. en somme à ce sujet les actes divers qui se rapportent aux relations de la ville avec les pouvoirs publics, féodaux ou religieux (§ 3-5). En particulier pour l'histoire diplomatique P.J. 30, 76, 368, 635, et joindre plus haut, 282-28.*î, avec les ex. cités.

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