‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 321 sur 997 · Voj'. plus haut · texte numérisé non relu

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droite seulement, avait l'obligation d'assister à toutes les affaires un peu essentielles.

Dans l'exercice de leurs fonctions, les membres du Magistrat avaient droit naturellement au respect de tous. Il était interdit de. leur dire « lait ou vilenie ;>, de leur « faire mal )) pour tout ce qui touchait à « le loy ne à le besoigne » de la ville i. comme à leurs propres « jugements ^ ,)^ c'est-àdire à Tensemble de la vie urbaine. A titre public, ils jouissaient ainsi d'une sorte de caractère sacré ^. Mais les mêmes prescriptions, au moins au xiii^ siècle, s'étendaient également aux anciens échevins et même à leurs parents et « amis * », ceux-ci sans doute charnels, puisque ces deux termes paraissaient bien être sjTionymes ^. Cette première extension n'avait rien que de très naturel, et la seconde se rattachait évidemment à la persistance encore très forte du lien familial à cette époque : dans ces conditions, il n'aurait même pas été nécessaire, à la rigueur, d'édicter un règlement particulier, comme toute attaque d'un individu quelconque contre un membre d'une famille, échevinale ou non. mettait aussitôt contre lui. avec l'intéressé direct, tout son (( lignage ■), simplement parce que telle était l'organisation juridique du milieu communal. Néanmoins, en fait ces ordonnances n'étaient peut-être pas inutiles, parce qu'elles se rapportaient à des cas, non pas privés, mais officiels, administratifs, de caractère extraordinaire par conséquent, et dont la solution aurait pu amener des difficultés. Une telle réglementation, d'origine sociale en principe, avait en l'espèce une portée politique bien certaine. Et si justement sa publication pouvait ne pai paraître absolument indispensable, exécutée cepen-

1. r.J. 125, Uli, 15721, 401. ()89. 154443. même 682 ; voy. pour les pénalités plus loin § 16, .3I', 3'.

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