P.J. 87 et
9. P.J. 87^ ; c Jehans del Solier » (§ 2) n'a pas de désignation d'origine. Voy. t. II, §27^. et cf. Scbaube. Handelsgeschichtc der romanisclien Vôlke,-;
10. P.J. 978 et joindre à la fin du t. IV la planche II et le^- trois tableau^ qui l'accompagnent.
jusqu'en 1399 ^. Dans son contenu général, ce document donne toujours le prénom de l'intéressé, ce qui permet de préciser son sexe, son nom qui peut avoir deux formes, l'une exclusivement patronymique, l'autre d'espèce géographique, parfois, son lieu certain d'origine et au besoin son métier ; toujours, il mentionne que le nouveau venu « fiança et jura le bourguesie en plaine haie par devant » ou « dusques au dit des eskevins ». avec, le cas échéant, une indication relative à l'entrée des clercs, et enfin, il donne toujours également par années, la date du mois et du jour. Seuls, par conséquent, les renseignements sur l'origine et sur la profession peuvent faire défaut, et ce sont, bien entendu, les plus importants.
Du côté numérique, pendant cette période d'un peu plus d'une quinzaine d'années, soit de dix-sept exactement, on compte en totalité 248 réceptions ^. La moyenne annuelle est donc à peu près de 15. Mais les deux premières années, il n'y eut successivement que 4 et 5 entrées ; ensuite, ce furent assez régulièrement 10 à 12, 14 à 18. deux fois 20 et 21 et une fois même 32 admissions ^. La moyenne absolue eut ainsi une légère tendance à l'augmentation. On peut en conclure indirectement que si les registres de bourgeoisie correspondant aux second et troisième tiers du xiv^ siècle, avaient été conservés, ils montreraient peut-être que cette ascension graduelle n'avait pas diminué, puisque; de 1399 à 1408, documentairement alors, la moyenne est de 28 entrées * : elle est donc exactement presque le double de la précédente. Dans l'ensemble, la cause de cette augmentation d'origine extérieure contraste avec la stagnation propre de la ville et, ne pouvant venir de sa prospérité interne particulière, ne doit
1. Ce document a été déjà étudié, mais d'un point de vue très spécial, par Brassart, Les clercs et les nobles à levr r('ception comme bonrgeois de Douai, 113-116. — Cf. pour Francfort, Biicher. IV^-G^ 387-506, mais les points de comparaison sont peu nombreux.
2. P.J. 978, numéros d'ordi'e de la col. 1 et joindre le tableau I accompagnant la planche II.