Arch. comm., registre BB
être attribuée qu'à la paix générale de l'époque dans la région douaisienne. Plus spécialement, de 1318 à 1334, à l'égard des moments de l'année, les admissions se faisaient surtout pendant le premier trimestre, puis, avec une faible diminution, venaient le second et le quatrième qui présentaient relativement une égalité presque complète, le troisième leur était bien inférieur : de 77, le nombre des réceptions, après avoir passé par 67 et 61, tombe à 43. En dernier lieu, d'une façon plus détaillée encore, les mois les mieux fournis s'éten daient de novembre à mars, puis leur succédaient ceux de juin et de juillet ; les moins remplis étaient au contraire ceux d'avril, d'août et de septembre : on constate des variations mensuelles allant de plus de 30 à 20 environ jusqu'à 10. Quant à la cause des changements, il ne paraît pas être douteux que les saisons exerçaient une influence essentielle : mais, par une opposition curieuse, le nombrje des réceptions était presque exactement en raison inverse de « l'agrément » du temps : sans doute se déplaçait-on surtout en hiver, puis à la fin de l'automne, et peut-être aussi au moment de la moisson, pour venir chercher du travail : aux autres instants de Tannée, croirait-on, les places, par une conséquence naturelle, étaient prises, et à cet égard on était dans la « morte saison «.
Les individus mêmes méritent d'être examinés sous un double, et, à la rigueur, un triple point de vue, selon leur origine, quelquefois leur sexe et enfin leur métier.
L'origine ne se montre pas toujours sous des formes documentaires identiques ^. En effet, elle peut n'être absolument
1. Aussi les renseignements c[m la concernent ne sont-ils parfois utilisables qu'avec une certitude relative. Non seulement l'ensemble des noms de la série II, on va le voir, demeui-e en principe d'usage douteux, mais, dans cette série et dans la suivante, tout d'abord certaines localités sont difficilement .identifiables comme ayant des formes trop communes applicables simultanément à plusiem-s agglomérations homonymes de la région : telles sont par ex. Aubigny (voy. tabl. II, l^^e zone, no 3), Courcelles (no 8), Gouy (n'^' 22) ; Avesnes (2^ zone, no 5), Epinoy (n° 16), Gom-gueehon (n" 23), Pont-à- Vendin (n° 38) ; Ames (3^ zone, n° 1), Dans ces cas, nous ne nous sommes pas décidés sans raison, naturellement, en favexu* d'une identification parmi plusieurs dfecutables, mais on comprendra que des confusions ou des erreui'S
pas indiquée ; ensuite, mais dans des conditions assez douteuses, être ou n'être pas donnée, ou enfin apparaître très nettement. Tout d'abord, s'il s'agit d'individus représentés par un nom qui, en l'absence d'une ressemblance quelconque avec une désignation géographique, ne saurait être que patronymique, il nest pas contestable que toute indication d'origine fait défaut. On trouve 90 individus de ce genre qu'on peut grouper en une série et une sous-série. La première comprend des immigrés, désignés uniquement par un prénom et un nom : ils sont au nombre de 77 i. Dans la seconde, se présentent 13 intéressés, dont les appellations individuelles se composent d'un prénom, de la particule « des « ou « dou » et d'un nom ^. Cette particule pourrait indiquer une origine, mais, d'après les noms mêmes, il est probable qu'il n'en est pas ainsi et que les « Jelians Dou Bos « ou a Dou Park » ou les (c Marote Du Gart .», par analogie avec les immigrés de la catégorie précédente et pour quelque raison que ce soit encore, n'ont pas davantage de désignation locale. La raison de ce manque de mention géographique demeure assez obscure : si on laisse de côté un oubli des scribes, qui. pour des cas aussi nombreux, ne saurait être mis en avant, de simples hypothèses seules sont possibles et non seulement elles ne peuvent, les unes ou les autres, avoir qu'une application personnelle restreinte, mais elles sont dénuées de valeur véritable. Faudrait-il d'abord croire que certains nouveaux bourgeois n'étaient que des manants habitant depuis longtemps Douai, et qui pensaient arrivé le moment favorable de s'attacher d'une façon complète et définitive à leur cité, de simple rési-
ne soient que trop faciles à commettre. En second lieu même, certains noms n'ont pu être identifiés: Sandreville (n° 88), Waubieke (151), Quohelers (169), Pontin (248) ; et encore, si le second et le troisième sont bien probablement des noms de lieux, rien ne le prouve pour les deux autres. Les chiffres qui vont être donnés sont donc des moyennes et les résultats obtenus des approximations, — du moins à quelques unités près et, à vrai dire, les résultats généraux ne peuvent en être modifiés.