‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 371 sur 997 · Col. 2, série I · texte numérisé non relu

Col. 2, série I

2. Col. 2. série I« : n"« 1. 2sS, (58-09, 71, 76, 85, 87, 92, 114, 172, 19f), 235,

dence jusque-là ? Trois individus, en effet, se donnent comme (c de Douai » ou « d'en deçà » des limites de l'échevinage ^. S'il s'agit ensuite de véritables forains, peut-être ne venaientils pas réellement d'une ville, parce qu'ils habitaient dans le plat pays loin de toute localité tant soit peu importante, ce que quelques désignations de provenances régionales telles que de <( F Ost rêvant », de la « Peule », du « Ternois ^ » sembleraient encore confirmer d'une façon indirecte, ou parce qu'ils avaient erré de demeure en demeure sans fixité et sans attache réelle par conséquent ; ou au contraire les arrivants, bien qu'ayant un lieu de provenance véritable, ne le signalaientils pas par précaution, en raison d'une condition juridique permanente de non libres, d'une situation temporaire de pénalité ou de quelque autre motif analogue. Toutes ces raisons, d'origine locale ou étrangère, et dans le dernier cas, de caractère matériel ou moral, peuvent être bonnes, pourraient sans doute aussi être rejetées et en tout cas ne doivent avoir qu'une portée individuelle limitée. Le plus simple serait encore d'admettre la condition de manant ou le défaut d'une demeure fixe indépendante et pour des causes quelconques, mais sans se dissimuler les objections possibles à ces pures conjectures. Il n'en est pas moins certain que près de cent personnes, sur un chiffre général de 248. ont une origine absolument inconnue et ne pouvant être supposée.

Vient ensuite une seconde catégorie, qui forme par excellence l'élément douteux. Elle comprend 84 noms en tout, et elle peut se séparer aussi en une série et une sous-série, même plus distinctes que dans le cas précédent. La première se compose de 70 intéressés ^ ; ils sont désignés nominalement par un prénom suivi d'un nom de lieu : ce sont par exemple « Jehans, Jakemes ou Willaumes d'Avesnes » ou « de Béthune * ». A première vue, on est tenté de croire qu'on a ainsi

1. No* 213, puis 219-220. Un autre porte un nom bien connu à Douai, J. Boinebroque (159).

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