DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
corde le Magistrat d'une lettre servant à l'intéressé ^ : le secours peut donc venir des égaux ou des supérieurs de ce dernier, car tous appartiennent à une association mutuelle de défense ainsi que d'intérêt '^. De ce second point de vue découle, par suite de la protection générale due aux bourgeois, toute la série de leurs avantages réels spéciaux. Sous le rapport diplomatique, on vient de le voir, ils ont la faculté de s'engager à l'égal de la communauté ^ ; du côté constitutionnel, par exception, ils nomment l'organisme gouvernemental et. régulièrement, ils peuvent y entrer : par suite, dans la législation, en fait, ils jouissent au besoin d'une simple prérogative consultative temporaire ^ ou de droit, s'ils appartiennent au Magistrat, ils possèdent son pouvoir permanent à ce sujet ; à titre judiciaire, toujours ils sont « justicaules », pour leur personne et leurs biens ^. du tribunal urbain ou même ils font partie de ce dernier plus ou moins directement et rendent la justice sous différentes formes officielles, privées ou mixtes; à l'égard de la vie administrative, à priori, ils profitent du régime établi par la ville dans cet ordre de choses et toujours ils sont aptes à entrer dans les « offices » communaux, de plus, spécialement, ils peuvent avoir droit à une place dans les hôpitaux proprement urbains * ; enfin, du côté financier et économique, ils jouissent des privilèges que la commune a obtenus à ce sujet et ils utilisent les dépenses qu'elle exécute. On s'en rend compte aisément, ces faveurs diverses ne sont pas autres que celles même que possède l'association : tout ce qui est « à l'avantage ' » de la collectivité vaut pour chacun de ses éléments personnels. La contre-partie naturelle des prérogatives des bourgeois
1. P. J. 535-. 687^, 704^-705^. 1004 ; voy. encore, pour « l'aine > des échevins, P.J. 5352, 637 (?), 7045, IÔ478 ; Finances, P.J. 44.