‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 394 sur 997 · Voy. plus haut 29 J · texte numérisé non relu

Voy. plus haut 29 J

est formée par leurs obligations. Dans l'ensemble, en principe, ils doivent être soumis « as eskevins et en leur obéissance ^ «, de même qu'à l'égard des particuliers, ils sont tenus de leur donner « l'aide » que Ion sait ^. L'obéissance aux règlements officiels et l'assistance privée forment des devoirs d'une valeur fondamentale. Le bourgeois doit aussi le service militaire : c'est sans doute pour ce motif qu'on lui interdit de s'éloigner de la ville sans autorisation ^. Une autre obligation non moins essentielle consiste assurément dans la contribution aux charges fiscales. Elle n'existe pas seulement, et bien entendu, dans les circonstances ordinaires, mais l'accomplissement de certains actes, qui entraîne la privation partielle ou presque totale de la bourgeoisie, n'empêche nullement que «porchou ne demœra mie k'il ne pait le taille, les frais et l'assise de le vile aussi avant com li borgois * ». Cette persistance est toujours exprimée avec une énergie singulière, qui se comprend aisément en raison de son importance pour les finances de la ville 5.

La perte de la condition de bourgeois pour des causes purement volontaires de la part de celui-ci peut, on le verra ^, être absolue ; mais elle est aussi infligée à titre de pénalité urbaine ', seulement elle n'est alors jamais que partielle, quoique de durée presque toujours perpétuelle ^. Les fautes qui entraînent des répressions de cette nature sont d'espèces variées, mais toutes de natures très graves, contre le gouvernement, la famille ou l'individu. Telles apparaissent tout

1. 1330 env. ; piècp intitulée : « Che sont les reproches proposées de par le doien, etc. » (Arch. comm., lay. 149. série GG).

2. Voy. plus haiit 290 et 420 ; cf. Viollet, Les Communes, 401 ss.

Page 1