‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 398 sur 997 · Finances, P.,T · texte numérisé non relu

Finances, P.,T

le Magistrat, que par une déclaration officielle suivie d'une reconnaissance de même nature : l'accord conclu prenait fin sur place et publiquement. Seulement, à l'exemple de l'entrée dans la communauté, la sortie intéressait avant tout le « porfit » de cette dernière : lune avait eu pour résultat essentiel d'augmenter la fortune urbaine et, de quelque façon qu'elle se fît. l'autre entraînait au contraire comme conséquence fondamentale sa diminution ; aussi la ville cherchaitelle à restreindre la perte éprouvée à cet égard par la perception d'un impôt ^. C'était une manifestation du caractère politique détat de la commune, en même temps qu'une marque de sa nature foncièrement économique.

En particulier, la bourgeoisie pouvait se perdre par l'absence tout au moins volontaire et dans certaines conditions. Les membres de l'association, on le sait, n'avaient pas le droit de quitter leur cité sans permission officielle, au delà d'un laps de temps très court. Or, si pendant plus d'une année, on ne l'ignore pas non plus, ils étaient restés éloignés sans cause suffisante, sans avertissement, sans paiements fiscaux, ils se trouvaient exclus de l'appartenance à la communauté 2. Cependant, selon un principe également connu, ils continuaient à payer leur part des charges urbaines « de tout che ke il aroit vaillant el pooir de ceste vile, aussi avant com li borgois » : ils devenaient, en quelque sorte, des forains, quoique, à vrai dire, on s'explique malaisément par quels moyens pratiques la ville pouvait les obliger à contribuer à ses impôts, s'ils ne le voulaient absolument pas. On peut seulement supposer et admettre que comme ces biens auraient sans doute été confisqués, ils devaient avoir intérêt à acquitter spontanément les charges qui les frappaient.

Enfin, la rentrée dans la bourgeoisie était autorisée, mais subordonnée, comme toujours, au « porfit » de la ville. Elle s'accomplissait plus solennellement d'aiUeurs, car elle ne

Page 1