P.J. 1545 ; voy. ci-dessus
aussi bien à titre familial qu'économique, les a valets » et « baisieles ^ » de tous genres, domestiques des maisons ou aides de divers commerces et industries et spécialement de la draperie 2. Sans doute faut-il y joindre les journaliers de natures variées, comme les « cartons » et les manouvriers ^, les pauvres, les gens mal famés, compagnons du « roi des ribaulx ^ «, et mi peu également tous les passants. En effet, c'étaient là des habitants d'origine plus ou moins complètement étrangère, de situation surtout ouvrière, liés essentiellement, selon un principe fondamental, à un particulier pour des raisons de travail d'après mie double forme domestique ou économique, et de séjour surtout temporaire : bref, la vraie population flottante.
Aussi, la condition juridique de cette seconde classe de manants devait-elle différer à certains égards de la première. Ses membres jouissaient assurément des mêmes avantages que les précédents, mais, leur situation privée dépendante et naturellement leur état pécuniaire médiocre faisaient que l'on ne pouvait exiger d'eux ni temps de résidence déterminé, ni habitation séparée, ni paiement d'impôts : en d'autres termes, dans l'ensemble leur état actif était semblable, mais leur état passif inférieur. A cette généralité existaient sans doute des exceptions. Isolément, on rencontrait des valets et des « meschines » propriétaires ^ : c'était dans le milieu économique le plus important, comme toujours celui de la draperie, où le monde des serviteurs, du double point de vue privé et public, se trouvait un peu différent. Du côté familial, dans l'échevinage patricien, les valets pouvaient être euxmêmes des persoimages au petit pied : en 1290, un ancien
1. Voy. 011 théorif dans P.J. 2^^^)'^, \i\n' miMition df^s ( varlets ne basselletteH ", donnant du [)oint de viu> du dfoit, pénal unu assimilation intéressante avec les boui'geois et manants ordinaires sans doute (« honune ne femme »), et joindre les n. suivantes.