‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 406 sur 997 · Voy. t. II, § 40, joc ©t 2°, et · texte numérisé non relu

Voy. t. II, § 40, joc ©t 2°, et

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l'infériorité certaine de l'autre, qu'était-ce, sinon une fois de plus leur situation pécuniaire différente, en un mot. l'argent ?

Y- Les forums '"-.

L'étude des forains sous le rapport juridique peut sembler assez singulière, puisque, à priori, les intéressés s'opposaient aux '( hom ne feme de le ville )>. Mais il n'en résultait point, bien entendu, que la commune fût sans rapports avec eux et même, dans l'histoire urbaine en général, leur droit eut, on le sait, une certaine importance.

En principe, le forain est naturellement l'étranger (( demourans hors dou pooir et eschevinage de le ville ^ » et ne « manant » au milieu des murs de cette dernière que dans un « hostel * », c'est-à-dire dans une résidence qui, par excellence, tout à la fois est la propriété d'un autre et ne sert que pour une durée limitée. Aussi, de l'association n'est-il par définition, rien : les relations qu'il a avec elle ne peuvent être qu'extraordinaires, purement volontaires, absolument personnelles, fussent-elles judiciaires ou pratiques, relatives à la justice ou à l'administration , venant d'un délit commis ou d'une affaire engagée. En fait, de la façon la plus accusée et continue, l'acquisition d'un bien urbain semble être permise à l'étranger ^ ; il en résulte naturellement pour lui un lien durable avec l'organisme communal, surtout fiscal, et en somme sa propre transformation en un élément secondaire de la ville; mais cet achat n'est soumis à aucune clause juridique de quantité ou de qualité en vue de permettre à l'acquéreur de devenir un membre plus ou moins essentiel de

1. Joindre plii.s loin, au sujet de l'écouoinie en général, puis de la draperie, t. II, § 205" et 42.

2. Bibliographie. Scludtze, Cher UaaUricht u. Gastyericht, § I et surtout 2. Le travail déjà cité de Rudorff, Zur Rechsstellung der Gàste, est rédigé d'un point de vue spécial.

3. Rpciieil, n'^ 380^, ^, où boxugeois et manants s'opposent bien aux étrangers.

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